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Aujourd'hui débute une semaine très variable et je me contente de prendre une journée à la fois.
Après un premier rendez-vous du matin, nous sommes vite passés au marché. Enfin du pain, deux sortes plutôt qu'une. Du jambon en spécial, mais pas de notre marque de café. Mais surtout des moules sur un coup de tête, près de trois kilos. Et deux paniers de lys en pot, des jaunes et des orangers.
J'écris donc des sms aux fils: «Viens-tu manger des moules ce soir?» Le premier répond instantanément: «Miam. J'y serai à 5h15, après la pratique de rugby.» Le benjamin: «Je ne sais pas c'est qui ... mais ce soir je ne peux pas.» Et puis, cinq minutes après: «C'est toi maman? Désolé, ce soir j'ai mon cours de boxe, je ne peux pas. Dommage, les moules, ça fait longtemps!» J'avais répondu plus tard: «La prochaine fois, je te ferai des moules!» L'autre jumeau a préféré téléphoner: «J'ai un examen à 7h, je passerai peut-être!» Finalement, il n'est pas venu avant l'examen, ni après.
C'est puérile mais j'adore ces petits pans de ma vie, avec mes enfants, si loin et si près.
Après-midi avec ma mère qui a renoué avec ses désirs de jardinage, ses achats de bulbes et de plants.
Ce soir, j'ai visionné l'entrevue du metteur en scène, la première depuis la controverse. Franchement, j'ai aimé sa voix, ses réponses intelligentes et cohérentes. Je conçois sa bulle de créateur. Explications acceptées, pour ma part. Il a éveillé mon intérêt pour le cycle «Des femmes» de Sophocle de la saison prochaine.
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