10 avril 2011
De l'intime collectif

Me préparer pour partir toute la journée. Me presser sans bousculer cette jambe. Tout prévoir parce que tout oubli entraine contre-temps et correction qui causeront précipitation et empressement.

Je vais chercher ce gâteau au fromage décoré de grosses fraises pour offrir sur l'autel du cousin, décédé il y a cinq ans déjà. Un autel très bien garni en offrandes par sa veuve qui a le sens du décorum.

Chez elle, nous étions les premiers arrivés, serions les premiers à table aussi pour goûter à ce cochon de lait grillé en broche, mon seul abus alimentaire de la journée.

En début d'après-midi, alors que tous affluent vers ce logement déjà bondé, nous nous sommes esquivés pour aller au travail. Séance animée, de quoi entretenir quelque espoir de résultats. Puis nous sommes retournés chez la cousine où les bols de phở du soir sont servis à la ronde.

Bain de clan prévisible de son ronronnement habituel. Soif continuel puisque tout est plus salé que ma propre cuisine. Inconfort attendu par manque de sièges, ou chaises coincées d'où l'on ne sort qu'en déplaçant les autres. Chaleur animale. Chaleur de cuisson.

Dans ce méli-mélo, celui-là qui s'y connaît en méridiens, le maître des arts martiaux que Lui suit toujours avec plaisir, a entrepris le massage de ma patte enflée, moi à moitié couchée sur un des lits de la maison. Il a même utilisé un bâton de moxa incandescent, comme à l'acupuncture. Et montré à Lui comment me masser la jambe tous les jours.

Méridien débloqué et Qi circulant, ce soir, je ne dors pas. Il est 4h du matin. Je bois de l'eau et consulte les différents sites internet pour me trouver des exercices d'aquaforme et de renforcement musculaire. Pour 55 ans et plus, s'il-vous-plaît. Au moins, je me démène au lieu de m'imaginer avec une cane.

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