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Hier matin, rendez-vous au notaire. Nous vendions cette petite propriété près du bord de l'eau, une petite place qui rapportait bien malgré les taxes énormes. Pris dans le détour par une clause que nous avons héritée en l'achetant il y a trois ans, il a fallu vendre à la locataire commerciale qui a exercé son option, à un prix prédéterminé pour le comble. Un deuil et un soulagement! Deuil pour ce que l'on perd, soulagement pour le stress inhérent à la chose! J'avais donc une tête de deuil pendant une bonne partie de la journée. D'autant plus que la transaction nous met plus près des réflexions sur ce que nous voulons faire pour les prochains cinq ou dix ans. Est-ce la dernière chance de déterrer un vieux rêve? Mais lequel? Le campagnard ou le citadin? Et l'entente conjugale dans tous ces méandres? Concertation ou concession?
Sur l'avenue McGill, avec une perspective sur le Mont Royal d'une part, et les entrailles de la Place Ville-Marie de l'autre, la Cité dans toute sa puissance de verre et de vert (billet vert)
Sans se le dire, fifille et moi, chacune chez soi, partons à la recherche d'une fermette. Elle cède à l'appel de décor bucolique et de vieille maison de ferme. Je recherche le confort d'une grande maison pour recevoir, assez moderne, dans un décor champêtre. C'est bien beau pour rêver mais cela implique le grand chambardement de vie. Sommes-nous si prêts?
Je suis arrivée tôt aujourd'hui à l'OSM, assez pour prendre un café offert gratuitement et ... pour prendre des photos, la première, à l'extérieur du foyer de la salle Wilfrid-Pelletier, la deuxième, juste devant l'entrée à la salle
Aujourd'hui, c'est un autre jour, après le deuil le soulagement. Ce matin, à l'OSM, le programme m'enchante. J'ai appris ce que c'est un Capriccio, ce que c'est une Marimba.
Vous pensez bien que je n'ai pas pris de photos pendant le concert mais avant et après.
Relâche cet après-midi, Lui et moi nous discutions sans cesse. On dirait que c'est la mise au point du siècle, ou des soixante ans. Tout d'abord, que reste-t-il de nos amours? Ensuite, qu'en est-il du reste de notre vie? Questions existentielles, certes difficiles, avec la fatigue au corps. Mais ce n'est jamais le bon moment pour les poser.
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