16 mars 2011
Printemps d'incertitude

Un jour tout à l'opposé de la veille. La nuit dernière a été courte, le bon expresso que Lui réussit à chaque fois sur sa machine manuelle, secondé par la profonde sieste que j'ai eu avant le souper, ne veut pas céder le pas aux songes. Malgré tout, lever matinal à cause de certains détails dans les dossiers qui fatiguent.

Lui qui tient à amener les voitures au garage pour faire changer les pneus d'hiver par ceux d'été. Je profite du trajet pour amener le ragoût à ma mère qui l'a mangé sur le champ avec appétit. Grand plaisir pour la cuisinière qui ramasse ses petits plats sans demander son reste.

Au garage, un autre client en attente m'a demandé si j'ai peur d'aller sur les autoroutes avec la puce. «Non, lui dis-je, mais il ne faut pas la conduire en ayant peur mais prendre toute la place comme un grand!» Sans le dire, ce qui ne m'empêche pas de le penser, n'est-ce pas que c'est comme pour les petits hommes (ou femmes) qui se bombent le torse (ou qui se cambrent les reins), en plus de s'armer d'une grande gueule?

Ce garage spécialisé en pneus est en bordure d'un secteur industriel bordé au sud par une voie ferrée. Quelle surprise pour moi d'y trouver cette rangée de nouvelles maisons! Mais comment fait-on pour nicher dans ces poulaillers pour travailleurs? La circulation est infernale sur cette route d'une appellation qui en dit long: boulevard Industriel! La ville peut-être laide parfois!

Retour au perchoir, juste le temps de nous préparer à une négociation. Un dossier avance, à pas hésitants. Un autre mijote, à petits feux. Un autre encore couve, sous l'oeil inexpert d'un jeune collègue. Je n'y peux rien, lui ayant soufflé déjà la marche à suivre. Dans le contexte, impossible de rêver à cette petite semaine sur le sable blanc quelque part sur une île des Caraïbes.

Ce soir, je me découvre un genou enflé, nettement plus gros que l'autre. Pourtant, je marche et fais mes exercices quoique cette jambe-là tend à flancher quand je descend les escaliers. Je repense à cette chute sur les genoux en salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le 9 janvier dernier.

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