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D'une tâche à une autre, par bonds étoilés, la matinée avance vite et bien. Préparer les rations de pilules, gélules et cie pour la semaine. Lancer les courriels, dessiner la semaine. Annuler mes cours de calligraphie que je ne pourrai pas suivre. Pas la tête à ça. Et cuisiner.
Filet de porc émincé, brocoli et champignons tout frais, sautés avec les pâtes en forme de noeud papillon. Réserver un plat pour ma mère, en manger ce midi. Lui aussi s'en servira à son retour. Les fils aussi se nourriront s'ils viennent à passer. Mais ils ne passeront pas ...
Par temps radieux, aller chez ma mère, vérifier ses médicaments, vider les vieux plats dans son frigo. Elle s'est habillée soigneusement, et mis son rouge à lèvres. Nous sommes allées rendre visite à mon père. Et mal tombées. Ou plutôt bien, pour rendre grâce à ces préposés qui se chargent avec flegme de ces tâches ingrates qui nous font fuir. Ma mère était contente de retourner chez elle.
Dans une circulation au ralenti, je finis quand même par arriver au perchoir. Pour régler encore quelques rendez-vous par courriels, avant de retourner dans ma cuisine apprêter ce ragoût de boeuf à saveur de curry. Un autre petit plat pour ma mère, et le souper pour nous.
Ce soir, je suis allée seule au Studio littéraire. James Hyndman y lit Ernest Hemingway dans un extrait de «L'Adieu aux armes». J'ai toujours aimé cet acteur et beaucoup lu cet écrivain quand j'étais adolescente. À ma grande surprise la salle était bondée d'un public varié, plus jeune que vieux.
Revenant par le métro, j'ai pris ce vitrail en verre et fer à la station Place-des-Arts intitulé «Les Arts lyriques» de Fréderic Back
Dure journée en fin de compte. Pas pu lire une seule ligne du livre que j'ai choisi pour la semaine, «Au zénith» de Dương Thu Hương. D'après la présentation de son éditeur, il ne se lira pas comme un bonbon, je le sais. Mais j'ai déjà assez tardé de le lire comme ça!
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