13 mars 2011
Tempo dissonant

À l'heure avancée de l'est, juste une heure, mais la matinée passe en coup de vent. Juste le temps d'avaler un phở et de me laver les cheveux, puis je me lance au galop à ce rendez-vous. Un rendez-vous qui se tiendra tous les dimanches après-midis jusqu'à ce que le dossier change de statut. C'est que la compétition est forte et malsaine, même à feux couverts, dans ce cas-ci. Après deux heures de ce climat et je suis vidée.

Ce soir, négociations et paperasses. À 21h, moi qui tenait le crayon, je n'en pouvais plus. Migraines et faim, puisque je n'ai eu que le courage de grignoter un peu avant de partir. Mais ce dossier avance doucement. Son dossier jumeau, qui m'occasionne en ce moment des efforts de marketing coûteux, piétine. Printemps des espoirs, printemps des récoltes. Je ne me plains pas, vraiment.

Ce soir, malgré l'heure tardive, je visionne «Mademoiselle Chambon». Comme un vent frais, un détail qui fait ralentir le pas et capte le regard, une douceur, un drame comme il s'en passe tous les jours où personne n'est le héros. Même les larmes sont silencieuses, comme anodines.

Mais déjà, la liste de ce que j'ai à faire demain lundi se bouscule dans ma tête. Au milieu de la nuit, je lis les journaux en attendant le sommeil. Moi non plus, je ne suis pas héroïne. Seulement une femme qui avance, à petits pas, parfois grands.

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