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L'impression d'avoir mal dormi. Pourtant Lui trouve que je ronflais bien. Mal levée alors, puisque je n'étais pas tout à fait en forme pour aller à l'OSM ce matin. Trop tôt pour ce Concerto pour piano de Rachmaninov avec un imposant orchestre. La symphonie de Sibelius que je ne connaissais pas fut beaucoup mieux apprécier. En cherchant quelque référence, je suis arrivée sur cette critique du programme de la veille qui n'a que la première pièce en plus. Je suis fière de constater que mon appréciation s'apparente à celle d'un connaisseur. «Finalement, du concert entier, seule la cinquième Symphonie de Sibelius laisse quelque impression. Pendant que j'écris ces lignes, j'entends encore les beaux thèmes tels que les a fait chanter le chef Spano, alors que toute trace du Rachmaninov a complètement disparu de mon esprit», écrivait Claude Gingras. Ce qui veut dire que je ne suis pas si mal réveillée que ça!
Tout de suite après le concert, nous sommes partis vers la banlieue est, à la rencontre des clients à leur bureau. Les négociations continuent. Je suis bien là, concentrée, la répartie facile. Bon sentiment quand on sait où l'on s'en va, par temps clair, presque pas de nuage à l'horizon. Et sans stress. Pourtant, c'est notre plus gros dossier en carrière. Ce soir, il a passé la rampe, du moins pour la première étape.
Ce soir aussi, je démarre un nouveau dossier. Et j'ai commencé à lire ce gros livre documentaire reçu ce matin même sur l'épopée des «boat people» vietnamiens. Et je n'arrête pas de visionner des reportages, de lire partout sur le site de son auteur. Je ne comprend pas comment j'ai pu garder une certaine distance pour ne pas être tout à fait traumatisée par ce que je vois et ce que je lis. Mais je suis interpelée indéniablement.
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