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Matinée bousculée. Encore un peu courbaturée des exercices de la veille, j'ai commis l'erreur de retarder le passage au gym-maison pour lire les journaux à la place. Prise de court, j'ai dû me préparer à partir en vitesse. Non sans avoir pris le temps de disposer ma table de calligraphie.
Le dateur de l'appareil s'est déplacé, je ne sais pas pourquoi. Les photos ont été bien prises ce soir, vite fait.
Rendez-vous d'affaires où j'ai contenu mon impatience. Autre rendez-vous pris pour demain pour avancer les négociations de la veille. Courriel reçu repoussant un autre rendez-vous. Ma soirée sera libre ainsi. J'irai bien au cinéma si Lui le sera aussi. Il ne le sera pas, j'aurai pu y aller seule pour voir des films qui ne l'intéressent pas mais ... il y des lustres que je ne l'ai pas fait seule!
Cet après-midi, j'ai suivi la piste d'un grossiste en papiers peints et tissus décoratifs pour aboutir chez un détaillant situé dans un coin de parc industriel. J'ai bien fait puisque me voilà fouillant dans de grands catalogues d'échantillons pour repérer à peu près ce que je recherche pour ma grande chambre à la campagne. Il me reste à revenir emprunter le catalogue pour le montrer à Lui, la prochaine fois que nous y ferons un saut. Avec les échantillons en main pour les voir sur place, j'espère qu'il ne fera pas le saut et la moue au mieux, le refus au pire.
Ce soir, seule au perchoir, j'ai fait mes exercices avant de lire le livre de Josée Blanchette au complet. En trois heures. C'est un recueil de ses billets de blogue, non datés, agrémentés de photos. La difficulté n'est pas dans la langue, très déliée, très imagée. Très québécoise aussi. C'est qu'il faut sauter à pieds joints d'une situation à une autre, sans avertissement, en quelques phrases, même pas en un paragraphe, pour ensuite apprécier un point de vue, une réflexion, un usage des mots et de la langue, de façon percutante.
Huit ou dix pages avant la fin du livre, Lui revenant au perchoir, déplaçant de l'air, s'étonnait que mon portable et mon écran se soient donnés le mot pour me laisser tranquille. Il soupçonnait même que l'internet a pu tomber en panne! S'installant dans son fauteuil, sans transition, le voilà téléphonant quelque part, discutant volubile. J'ai dû protester ...
Tout compte fait, je n'aime pas autant lire d'un coup plusieurs billets de blogue ainsi. Un à la fois, dans Le Devoir ou Châtelaine, c'est rafraîchissant. En bourrée, ce n'est ni littérature, ni polémique. Simple voyeurisme. J'imagine que ce n'est pas mieux à la lecture du monde de Sally. Un peu plus d'efforts de cohérence certes, mais nombriliste à souhait. Lassant à la longue pour le regard extérieur, toujours thérapeutique pour moi qui l'écris depuis bientôt douze ans. Douze ans de routine qu'on ne s'en passe plus.
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