27 février 2011
Jour 10è

Aujourd'hui, un jour équilibré. J'ai le nez bien enfoui dans «Le premier homme» de Camus. Un roman inachevé, très descriptif. J'admire toujours les plumes qui ont la patience d'être très détaillées, la mienne pour les lire est de loin incomparable. Je retrouve le parallélisme dans l'ambiance entre l'Algérie et le Việt-Nam des temps coloniaux. J'adhère tout à fait sur le chapitre à propos de l'école. L'école française dans les colonies exultait certes une «puissante poésie» comme écrivait Camus, nourrissait les esprits vierges de «récits mythiques» qui ne sont qu'en fait de la vie et des personnages d'un autre monde, idéal puisqu'inconnu.

Je n'ai pas pour autant oublié d'instaurer ma routine d'exercices physiques quotidiens. Très contente de moi, vous dis-je. Et je me met en tenue, avec un verre d'eau pour m'hydrater aussi.

Cet après-midi, après attentes et tergiversations, rendez-vous avec des clients. Et ouverture d'un nouveau dossier. J'étais concentrée, inspirée, appliquée. Juste pour cela, je suis déjà contente, peu importe l'issue du dossier. Le travail continue, même après avoir laissé les clients, puisqu'il faut monter ses argumentaires.

Aujourd'hui, une nièce et un fils sont partis à Val D'Or voir la petite et sa mère. Pour moi, je ne sais toujours pas si je peux partir d'ici la semaine prochaine, les nouveaux dossiers me tiennent sur le qui-vive. Sans parler des frères et soeurs qui sont tous partis en voyage, me laissant seule, ou presque, à tripler peut-être la fréquence de visites à mon père.

Les jours numérotés sont bien des jours où je réussis bien à rester dans le présent, sans anticipation ou vague à l'âme.

Soirée aux Oscars où je regarde en somnolant à moitié. Les robes ne m'intéressent pas, les acteurs non plus. Il me semble que le défilé sur tapis rouge n'est plus montré comme avant. Tout le monde est beau tout le monde est gentil et voilà.

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