25 février 2011
La Chute

Rien à signaler dans la journée. Mis à part d'une petite mauvaise nouvelle dans un dossier. Et ce sentiment de faiblesse comme si mon rhume veut revenir.

La ville est déjà vide de tous ses vacanciers de semaine de relâche. Seuls restent les «vrais» travailleurs, comme en témoigne la tête des gens que je croise à l'épicerie. J'y ai rencontré aussi mon plus jeune fils et ses colocataires, des étudiants presque-travailleurs, à défaut d'être travaillants.

Derniers cours de calligraphie au musée des beaux-arts. Nous étions dix. J'avais oublié que le photographe doit venir aujourd'hui. Comme je me suis sentie faible je ne me suis même pas maquillée. J'espère qu'il n'a photographié que mes mains et mon pinceau.

L'autre fils est venu souper avec nous. Il a l'air de bien prendre la séparation avec sa copine. Demain, il pense venir passer la journée pour faire sa lessive. Voilà une raison pour cuisiner pour maman.

Ce soir, j'ai terminé de lire «La Chute». Monologue d'un homme auquel je m'identifie par moments, par d'autres, il tient un discours dont j'aurai voulu le dire moi-même à certains. Monologue d'un réalisme redoutable. D'une verve et d'une plume qui agissent toujours comme une baume, d'apparence anodine mais en vérité efficace, lorsque l'on lit les bons écrivains.

Pour en finir avec ce recueil, on sait déjà ce que je vais lire. Curieusement, je surveille toujours mon état d'âme avant le me lancer dans une lecture. Une certaine crainte d'être influençable. Pourtant c'est le même effet quand on va au théâtre, alors que nous sommes déjà conditionnés par les billet que nous avons déjà, peu importe l'état d'esprit dans lequel l'on se trouve. Pour en revenir à La Chute que l'on disait sombre. Non, je n'ai pas «chuté». Peut-être qu'au fond de moi, je suis assez trouble moi-même?

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