|
Temps magnifique. Lors d'un rendez-vous, j'ai croisé des chinois qui parlent entre eux volubilement. Je n'ai pas compris trois mots de ce qu'ils disent. Assez pour savoir que ma connaissance du chinois régresse proportionnellement à ma paresse.
Entre deux rendez-vous, Lui et moi poussions plus loin vers l'extrême ouest de l'île de Montréal, constatant des groupes de pavillons de banlieue, plus ou moins cossues, s'incrustant à des environs mal urbanisés, vestiges d'un temps où c'était la campagne par là.
Ah, j'étais contente de prendre cette photo pour l'afficher ici. Ce ciel bleu! La petite cabane pour abriter le pêcheur sur glace que je vois descendre de sa voiture pour aller sur la rivière des Prairies bien gelée.
Rendez-vous prometteur. Le client passera chez moi ce soir pour signer des papiers. Nous sommes allés visiter mon père qui était dans sa sieste. Il avait une tasse au bout du bras qui pendait hors du lit. Par terre, le couvercle de porcelaine de la tasse brisé en trois morceaux. Je ne crois pas qu'il en est même conscient.
Autour de moi, certains ont déjà quitté pour des vacances dans le sud. D'autres partiront la fin de semaine prochaine. Impossible pour nous avec les dossiers en cours. C'est prévu alors nous n'avons même pas tenté de faire le nécessaire. L'escapade prévue pour début avril demeure encore très théorique.
Depuis quelques mois, une amie de Boston à sa retraite, envoie du Việt-Nam des photos qui me remuent drôlement. Des photos de campagne de mon enfance, des photos de ma ville natale, de l'alma mater. Des photos qui font remonter des souvenirs d'un temps révolu. Je sais que chez moi c'est ici, même si je n'ai rien avoir avec la photo affichée plus haut! Sauf que je suis debout là, sur cette berge, avec la neige sous mes pieds, mon bérêt sur la tête, le col de mon manteau entr'ouvert. Derrière moi, dans sa voiture, mon ancre m'attend. N'empêche que je fais des lapsus quand je parle de là-bas. Je n'ai pu retenir de dire que je «nhớ nhà», «homesick». Il me semble que ce n'est pas assez précis en français quand on parle de nostalgie. Ou bien, «mal du pays». «nhà» veut dire «home», je n'ai pas donc pas mal d'un pays mais d'un chez moi.
hier |