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Je suis presque malade. Lui accuse l'air recyclé des édifices à bureaux dans lequel j'ai baigné pendant douze heures hier. J'ai quand même tenu à marcher jusqu'au restaurant de sushis où j'avais rendez-vous pour déjeuner aujourd'hui. Une marche de santé certes au bout de laquelle j'étais arrivée, les doigts gelés, reniflant et larmoyant. Déjeuner de plaisir et d'affaires confondus.
Mais il ventait si fort en sortant du déjeuner que Lui a bien voulu venir me chercher. À preuve, son billet de vingt dollars s'est envolé quand il a voulu payer son souper plus tard, non loin de là. Et les employés confirmaient qu'il n'est pas le premier à avoir semé son argent à tout vent dans la journée.
Après-midi vivotant, ainsi que soirée. Je mangeais des fruits et buvais du thé, pour soigner et le presque rhume, et le trop plein de la fin de semaine dernière. Quand le corps est au ralenti, la tête aussi.
Décor de restaurant à sushis. J'avais fait la réservation alors que ce n'était pas nécessaire si l'on arrive à midi pile pour devancer l'affluence de l'heure du lunch.
Ma mère est partie dans la nuit. Le beau-frère me disait au téléphone que l'embarquement s'est bien passé avec leurs valises trop pleines. Au courant de la journée, je disais que déjà je ressentais son absence. L'amie qui partait pour un mois m'écrivait un petit mot en terminant sa missive ainsi: «Bon courage pour le dur mois de février!» C'est drôle, je ne le ressentais pas avant de lire ces mots.
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