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Temps superbe. Doux, ensoleillé. Des rendez-vous concentrés autour de midi. Un décor agréable, des interlocuteurs conviviaux. Et puis, en début d'après-midi, rassemblement chez ma mère. Début d'une tradition. Salut du Nouvel An devant l'autel des ancêtres. Je me demande ce qui se passait dans la tête de ces adolescents nés ici qui embrassent la tradition avec docilité, en apparence.
Je ne doute pas de ce qui se passe dans la tête à Lui et à mon beau-frère qui ont épousé, corps et âme, une femme et une culture qu'ils affichent avec fierté. Et ces deux jeunes hommes, conjoints de mes nièces, avec simplicité, qui se sont alignés au rang, posés le geste des mains jointes, le corps penché. Seuls, fifille et son conjoint, et la petite, qui manquent à l'appel.
Mais plus tard, après le buffet chez mon frère, fifille et la petite se sont jointes à nous par skype. Plaisir attendri des uns et des autres à découvrir d'une part skype et les images en temps réel, d'autre part, bébé et ses grands yeux qui sourit et qui pleure, qui tète son biberon et qui essaie d'être assise avant de tomber à la renverse. De quoi compléter une soirée en harmonie pour nous et de meubler la vie de fifille, seule chez elle, le gendre étant en déplacement pour le travail.
Je suis donc comblée, fière grand-mère, mère attentive et tante attendrie devant tout une jeune génération montante en santé physique et mentale. Le temps d'une soirée, j'ai laissé les dossiers et les clients se débrouiller seuls avec leurs problèmes, décisions ou indécisions.
Châle de soie que ma nièce m'a ramené du Cambodge et enveloppes de voeux pour la petite, j'en suis dépositaire
Nous sommes repartie en fin de soirée, après avoir trop ri et trop mangé, dans des bordées de neige cotonneuse et abondante. Rideau sur un autre Tết, place à une nouvelle année.
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