28 janvier 2011
Surprenante journée

Une journée pleine de rebondissements. Je pensais passer une matinée tranquille pour me préparer mentalement au premiers cours de calligraphie chinoise organisé au Musée des Beaux-Arts. Mais non, rien n'est si simple. Pour commencer, Lui avait oublié la boîte contenant les deux nouveaux pantalons que j'ai achetés pour mon père sur le toit de sa voiture. Une demie-heure plus tard, il s'en est rendu compte. J'ai dû m'habiller à toute vitesse et partir à leur recherche, les trouvant sur le boulevard, deux rues plus loin, écartelés dans la gadoue et sales. Je suis revenue, les mains gelées, pieds nus dans mes bottes, avec les pantalons à bout de bras. Il faut bien les laver ensuite.

Fils premier est venu déjeuner. J'étais soulagée et contente après plusieurs jours à chercher à le rejoindre sans succès. C'est qu'il a oublié son téléphone chez un ami. Nous avons dégusté une truite arc-en-ciel toute fraîche, juste avant que je ne parte à la course pour le cours.

Le professeur de calligraphie est sympathique. J'aurai pu aller suivre son cours au quartier chinois. J'imagine que c'est ce que je vais faire après la série de cours au M.B.A. Quinze femmes, incluant moi, au cours. Le professeur a son assistant, un jeune homme qui résume les explications du prof pour quelques-unes qui préfèrent l'anglais. En fait, il enrichit même très bien puisqu'il est un de ses étudiants de longue date.

Renouer avec la calligraphie fut un enchantement pour moi. Mais je me rend compte que je ne suis pas assez calme, pas assez patiente pour calligraphier posément. Des gestes lents mais assurés. De la pratique bien sûr.

Je suis revenue au perchoir avec le sentiment d'être éparpillée. Trop d'intérêts, trop d'occupations, pas assez de concentration ... Justement, après échanges de courriels et incapacité d'être partout à la fois, je crois que j'ai mis un terme à trop de spéculation sur un projet qui mourra dans l'oeuf. Je ne serai donc pas encore une fois porteuse d'eau! Si je peux me concentrer sur mes petits plaisirs reposants ... Comme par exemple, recevoir le message de la directrice des communications du théâtre qui a répondu à mon appel au sujet du peintre et du tableau d'hier. Non ce n'est pas un peintre allemand comme j'ai cru comprendre, ou italien comme Lui a supputé. Mais britannique d'origine suisse: Johann Heinrich Füssli. Le tableau ne s'appelle pas La Belle et la Bête mais Le Cauchemar.

Ce soir, après avoir préparé mes dossiers pour la fin de semaine, au cinéma avec Lui, pour un film trop musclé, The Mechanic. Comment être zen en après-midi et apprécié un film de tueurs à gages en soirée? Médiocrement. Pas assez zen, sans jouer le jeu de testostérone non plus. Mais il faut bien continuer à endosser nos différents rôles, les multiples facettes de notre vie ...

C'était au Studio. Je passais devant ces différents costumes avant d'arriver à l'atelier de calligraphie qui a duré trois heures. En prenant la photo, je me demandais comment pourrai-je m'en servir? Et bien voilà!

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1