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Comme une braise qui somnole, dans la journée le dossier couve, incertain. Assez incertain pour sembler éteint même en milieu d'après-midi. Pour changer d'humeur et arrêter d'arpenter le perchoir en grignotant sans cesse, je me suis assise avec «La Peste» d'Albert Camus, à moitié lu. La peste c'est bien plus terrifiant qu'un dossier. Une ville assiégée, la mort qui rode, les morts par centaines, moiteur, chaleur et puanteur, c'est bien plus qu'une vulgaire attente. Sans compter la plume implacable de l'écrivain.
J'étais prête depuis longtemps et je suis sortie avant l'heure, après avoir échangé les clés avec Lui. Je prend sa voiture pour transporter des clients, il prend la puce pour aller négocier le dossier. Les deux rendez-vous sont intimement reliés.
Entre 17h30 et 19h30, les cartes sont vite jouées, nous avons gagné la manche. Un soulagement. Compte tenu du fait que la première épisode avec ce dossier se passait il y a quatre mois. Lui, malgré les quarante-cinq minutes de retard, a décidé d'aller quand même aux exercices ensuite. Pas moi. Je tenais à terminer le livre et j'apprécie le perchoir calme, sans les sonneries de téléphone et de rappel de toutes sortes que Lui s'est doté.
Je viens de déposer le livre, lecture achevée. Dans le disque externe où j'entrepose les photos, je fouille, à la recherche de la photo de la Colonne de la Peste, «Wiener Pestsäule», pour me rappeler qu'elle est dans lot des photos perdues dans le transfert! Tant pis, la photo que j'ai prise en février 2008, à Vienne, est bien moins belle que le lien ci-dessus!
Pour revenir à l'épidémie de la peste située dans les années 1940 à Oran, imaginez que j'ai trouvé écho à l'histoire en ... 2003, à Oran même. Comme quoi ce fléau biblique n'est pas bien loin, même de nos jours.
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