04 janvier 2011
Se mettre au diapason

Dans mon entourage, la période des Fêtes qui vient de passer fut marquée par la technologie. À Noël, les cadeaux en famille ce fut des téléphones presque intelligents et des webcam haute définition, sans parler des mini ecommerce que Lui et mon plus jeune frère dénichent dans les aubaines d'avant-Noël.

Au Réveillon du Jour de l'An, il y eut quatre ou cinq ordinateurs qui roulent dans ma demeure, sans compter les iphones qui dandinent pour faire voir leurs applications. N'en parlons plus des téléphones portables qu'arborent toutes les poches. Et des ipods aussi.

Encore aujourd'hui, Lui m'amène voir les appareils puisque nous nous apprêtons à faire le saut. Je vais peut-être avoir une galaxy ou un androïd au lieu du blackberry. Je rêve peut-être mais le dernier blacberry torch qu'on me montre, de couleur blanche, fait figure de pépère lourdaud. Pire encore, si l'on résiste en voulant garder le pépère, il est vendu nettement plus cher. C'est ainsi que l'on se fait aspirer irrésistiblement dans le ... trou noir sous le prétexte qu'il faut bien se mettre à la page!

Aux dernières nouvelles, finalement non, monsieur a décidé de ... ne pas se décider et d'attendre. Ainsi il aura quelque chose à se mettre sous la dent quand l'envie lui viendra de croiser le fer avec la faune des préposés au service de fidélisation, loyauté et autres vocables mis au banc de l'entreprise tentaculaire technologique.

De la même façon, je viens de m'inscrire à une journée de cours sur la Qualité de service à la clientèle, avec examen s'il-vous-plaît. En parcourant le contenu du cours, je vois que nous faisons déjà tout ce que la profession veut encourager comme standard pour tous. Mais avec le cours, je serai «certifiée»! Les sceptiques seront confondus! Ah, quelle époque!

Aujourd'hui, avancée en crabe. Il me semble que la ville n'est pas encore revenue de ses excès festifs et que nous sommes trop vite lancés sur le boulot. Ce soir, je viens d'aller marcher un peu. Les petits gants de cuir rapportés de Cracovie me protègent à peine. La neige crisse sous mes pas. Ça et là, des sapins de Noël abandonnés après avoir été décorés et chouchoutés. Ma tête aussi est pleine et vide tout à la fois. Comme la ville et ses gens, tapis derrière les murs et les portes bien emmitouflés.

Un peu de décoration sur ma rue. Cette année, mon coin de ville était très peu décoré. Fifille me disait aussi qu'elle ne se sentait pas dans l'esprit des Fêtes. Considérant nos têtes distraites, je suis contente du climat paisible et heureux des réunions de famille.

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