30 décembre 2010
Des voeux et des enjeux

Faire le voeu de travailler chaque jour quand je ne suis pas en voyage. Dans mon métier, il est question de faire bouger des dossiers, ou leur potentiel, jusqu'à maturité. Ou avortement. Et ce, à toute heure du jour ou de la nuit, 365 jours par année. Comme mon cerveau, et son extension l'ordinateur fonctionne tout le temps, c'est très facile comme voeu.

Je ne sais pas si je me répète mais l'autre jour je disais à ma soeur que je ne prévois pas de retraite à proprement dit, puisque, tant que j'ai des clients et du potentiel de dossiers, je travaille. Et si je travaille régulièrement, mon réflexe de vieux routier, et mes compétences, ne s'useront pas. Comme l'eau au moulin qui ne s'assèche pas. Et l'eau, cette énergie, continuera à faire du bien autour de moi.

Faire le voeu de renforcer mes muscles, des bras et des jambes. C'est autrement que de perdre du poids. De raffermir mes abdominaux aussi. Lui veut que nous prenions de cours de danse. Le chachacha, qu'il dit. Et les exercices DS qu'il poursuit avec assiduité alors que moi j'ai déjà lâché. Il y a comme une communauté qui me surveille du coin de l'oeil, avec bienveillance, j'ose espérer. Dans cette classe d'une quarantaine de personnes, il s'avère qu'il y a une ancienne maîtresse d'école de fifille, une amie de l'ex-belle-soeur, un copain des amis de Sydney, une ancienne du lycée de mon enfance, des clients possibles, etc. etc. On n'est jamais anonyme dans sa ville, dans sa communauté.

Comment vais-je faire pour nourrir mon désir de lecture, d'apprentissage du chinois, de tricoter, je ne sais pas encore. Il y a des choix difficiles. Ou continuer à effleurer en surface, comme j'ai toujours fait. Désir d'approfondir surtout, de toucher au coeur des passions.

Je me prépare à déménager le contenu de mon frigo à la campagne. Parce que tout le clan vient réveillonner et y accueillir le Nouvel An. Avec tous mes neveux et nièces qui ont poussé des jambes, je suis un peu nerveuse de ne plus savoir où les caser. Tant pis. Tant que la croisière s'amuse!

Temps doux. Sous ce ciel orangé j'ai quitté la ville et le perchoir, comme si je tire un rideau sur l'année qui se meurt. Sans hâte ni regret, je suis prête à embrasser l'an nouveau. Bonne Année 2011 à tous!

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1