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La veille de Noël ressemble toujours à une date de tombée. Je voulais absolument monter un dossier, avec sa part de frustration cléricale et technologique. Ce qui a pris la matinée.
Comme la petite n'arrive qu'en soirée, nous nous sommes lancés encore dans la paperasse, préparant le classeur à recevoir sa section étiquetée «2011». J'ai sorti les napperons brodés aux motifs de Noël, achetés à Berlin. Puis nous sommes allés au magasin juste avant la fermeture pour glaner quelques friandises, question d'égayer la table, des clémentines encore. Et un dernier litre de «Egg Nog». Lui court chercher deux bouteilles de mousseux et un baileys.
Les trois fils arrivent l'un après l'autre. Nous avons mangé et bavardé. Lui se retient de donner aux fils leurs cadeaux. Mais nous attendons toujours la petite et ses parents qui arrivent enfin.
Avant la bûche au mousse de chocolat et framboise, ce fut les cadeaux. Les fils ont acheté à nous comme à leur soeur et beau-frère un webcam haute définition. Et reçoivent chacun un téléphone, pas intelligent mais presque. Radio-caméra-wifi-téléphone avec lequel ils jouent, chacun dans leur coin, tranquille comme lorsqu'ils étaient petits, avec leurs joujoux, légos et autres. Nous avons offert à fifille et gendre les billets pour la Revue de l'année, spectacle que nous avons tant apprécié la semaine dernière.
Un frigo plein mais ... les essentiels manquent! Plus de lait et pas d'oeuf. Et les magasins fermés. Mais bon, nous ne mourrons pas de faim.
Il se fait très tard. Je peine à écrire. Le dernier fils vient de partir puisque je l'ai mis dehors, sinon il ne serait pas parti tout en affirmant qu'il ne reste pas à coucher. Il me reste à dire un «Joyeux Noël» tardif ici, alors que je n'ai pas réussi à envoyer ces voeux électroniquement à plusieurs. Tant pis, il reste encore le Nouvel An pour se rattraper. Et le Tết, nouvel an lunaire. Sinon, dans un an, un an qui filera aussi vite que les autres.
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