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Il y a trois semaines, je n'ai pas aimé l'effet que la mélatonine me faisait, alors tant pis pour le «jetlag», je n'en ai pas pris. Non plus depuis hier. Nuit de six heures la veille et puis plus rien du tout. Pas de sieste ni de dodo depuis les derniers vingt-quatre heures.
La fatigue n'est pas encore là. Beaucoup de tâches accomplies! Toute la lessive, le courrier postal accumulé, les courriels qui ont débordé sur tous les ordinateurs, jusque dans le blackberry qui en a recraché près de deux cents dès que je l'ai rallumé au cours de l'escale à Vancouver. J'ai même vérifié et consolidé les dépenses de voyage déjà. Et entrepris le resserrement de l'alimentation, en plus du contrôle glycémique.
Mais c'est «Lui» et fils premier qui ont déneigé les voitures dès les premières heures du retour. Défi de sortie d'hiver avec la puce pour la première fois. «Lui» s'inquiète déjà pour de si petites roues! Sans sommeil, je me demande si je serai en état pour aller voir mes parents comme prévu.
J'amorce doucement la prise de contact avec chacun des clients. Doucement, comme lorsque l'on souffle sur une soupe chaude pour la laper d'abord tout autour du bol! Un client, une gorgée à la fois!
Un courriel aux amis australiens pour annoncer notre retour sans heurt. Un autre au comité consultatif pour avertir de ma présence à la prochaine rencontre. Un coup d'oeil pour constater que j'ai raté tous ces cocktails dinatoires, ces réceptions d'avant Noël et quelques sorties culturelles intéressantes. Sans regret.
Je viens de m'assoupir pendant deux heures. Et rater ma mère qui est déjà sortie. Longue journée en perspective. Quoiqu'il faut que je m'occupe des cadeaux au personnel du «home» de mon père. Et de mes fameuses cartes de Noël qui doivent bien partir pour lundi prochain, dernier délai.
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