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Revenir en ville vers midi. Après avoir continué quelque peu les installations. Où vais-je ranger les somptueuses poupées de collection? Je m'imagine les offrir à la petite, une à une, dans dix ans. À condition qu'elle les apprécie, au lieu de leur arracher les boucles ou les robes. Ce ne sont pas des barbies!
Route brumeuse. La ville est mouillée et grise. Revenir en ville et changer d'humeur. Après-midi au travail de recherche, initiant des actions. Mise en garde de Lui, nous partons nous partons bientôt. Je suppute des jours, faute de semaines. Des courriels amis me cherchent: Où es-tu? dit-on.
À la copine du cours de chinois, je déclare que je n'y serai pas cette session. À celle de Washington, que je ne serai pas à ce mariage prévu du 2 janvier. À celle d'Oslo, que je n'ai pas de nouvelle de l'un ou de l'autre, prise moi-même dans mon propre carrousel!
Malgré tout, dans ma chair, je m'ennuie des fils, de fifille et petite-fille. Égocentrique me direz-vous? Oui, je confesse. Il y a cinq ans, je disais que j'investissais dans mes amitiés outre-frontières pour ne pas être sur le dos des fils. Aujourd'hui, je scrute toujours l'horizon. Mon petit monde fait leur propre bonhomme de chemin. Et je ressens vivement la chance que j'ai de les avoir. En peu de mots, j'essaie d'exprimer ma cohérence mais aussi mon étalement. D'où l'importance accrue du refuge et du perchoir dans mon ressourcement!
Pour revenir à ce qui me reste à faire avant de partir, il me faut mettre la table pour le retour. Et même préparer toutes les cartes de voeux de Noël pour que l'un des fils les mettent à la poste dans un mois. J'ai la semaine prochaine pour y travailler.
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