01 novembre 2010
La pente douce

La nuit dernière, je me suis levée pour ranger la paperasse avant de me recoucher à l'aube. Est-ce la raison pour me sentir dérégler de nouveau, ou est-ce un rhume encore?

J'allais quand même retrouvé ma mère au home de mon père. La chambre est si propre et confortable que je me suis surprise à penser qu'un jour, s'il se trouve que je me rende là, je m'en contenterais bien. Tiens, tout ce mur pour ma bibliothèque. Cette fenêtre avec vue sur le jardin, ce fauteuil, ce lit aux draps propres, la vie feutrée du dehors, quoi de plus?

Nous sommes reparties, ma mère et moi, au magasin d'articles de couture, où j'ai trouvé de la parsementerie aux teintes voulues et des cordons pour les rideaux aussi. Le tout à prix de braderie. En comparaison avec la réflexion précédente, tous les commis de ce magasin, hommes ou femmes trônant dernière leur comptoir, armés de mètres et de ciseaux, furent expéditifs et très froids, comme si c'est la marque de commerce de la maison! Ou la face indifférente et insensible de l'humain!

Ce soir, un effort de ma part pour aller rendre visite à des clients, avec cadeau de bienvenue, dans leur nouvelle demeure. Et mon lit qui attend!

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