17 septembre 2010
Une journée

Nuit froide au chaud sous la couverture électrique qui n'est pas allumée. Quand même. Nuit courte avec des appels arrivés très tôt. Le mécanicien que nous courons toujours après pour réparer la voiture qui doit être rendue pas trop abimée, à la fin de son bail. Le fils qui justement ramène la voiture mais ne sait pas trop où le garer. Pas d'appel de bousculade pour la table de négociation qui a été fixée à 10h30.

10h30, 11h, 11h15, c'est nous qui bousculons pour garder la main haute. L'autre partie résiste. Nous nous retirons pour laisser place à leurs conciliabules. Nous rôdons dans les parages, en attente active.

12h10, je reviens à la charge. Non, ils ne sont pas prêts à dévoiler leur position. Nous repartons en rade, toujours en attente, le blackberry collé sur moi. Nous allons manger au bercail. Je me suis rendue compte que j'avais oublié de prendre mes médicaments hier midi et soir. Le stress est mauvais pour le diabète.

Lui s'en va pour un autre rendez-vous. J'attends toujours.

13h30, l'appel attendu vient enfin. Main haute pour nous mais rien de gagner. La balle est retournée dans notre camp. L'autre partie vient m'apporter le document signé. Immédiatement, je rends compte à l'un de mes clients. Je l'entend respirer fort au bout du fil. J'ai transmis. J'attends la décision simplement. Sans bousculer. Après tout, c'est eux qui vivent avec leur décision.

Je sais que je ne recevrai pas leur verdict avant la fin de l'heure de fermeture des bureaux. Mais je n'arrive pas à partir faire des achats pour trois cadeaux d'anniversaire à offrir cette fin de semaine. Tout mon corps et mes pensées sont tournés vers des énergies qui se trament entre eux mes clients dans un passage difficile.

17h31, j'attends toujours. Je crois que je vais aller préparer une salade. Le blackberry suivra dans la cuisine.

17h56, le blackberry sonne. Discussion avec l'autre client. Stratégie, délais, etc. Nous avons rendez-vous avec Vassa au Rideau Vert ce soir. Nous convenons d'un contact à l'entracte.

18h20, ma soeur téléphone. Nouvelles de ma mère, ses réactions à l'annonce de l'hébergement imminent de mon père, ses yeux, son glaucome. Je dois écrire un mail pour passer les informations aux autres.

Je suis entrain de penser qu'il faut que je passe voir mes clients avant le théâtre, au risque de le manquer.

21h50, bref conversation téléphonique. C'est difficile. Ça ne passe pas.

22h, retour au bercail. Un fils est là, soupant seul de ce qu'il a trouvé dans le frigo. Je suis vannée. Vassa ne ressemble pas au Rideau Vert. Je n'ai pas aimé la mise en scène, les costumes. Je n'ai pas aimé le traitement chanté de la pièce, toute cette «chorégraphie» et ce gestuel qui s'apparente à la Commedia dell'Arte. Peut-être que ce soir je ne suis pas assez fantaisiste? Le théâtre est dans la vraie vie ce soir.

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