13 septembre 2010
Histoire de bambou

Mal de bloc toute la journée. Un rhume je crois. Matinée avec ma mère, en trainant des pieds. Après-midi à essayer de reprendre souffle. Le dossier en attente d'hébergement de mon père a piétiné tout l'été, tout d'un coup cet après-midi, s'est avancé de plusieurs cases, échanges téléphoniques avec les travailleuses sociales aidant. Malgré l'effort concerté, sur le coup, je chancelle, comme devant le vide. Mon voyage prochain s'apparente tout d'un coup à une fuite, même si c'est prévu à l'avance. Briser les rangs, laisser la tâche à d'autres, cela ne me ressemble pas. Mais voilà, c'est ça qui est ça.

Il faut absolument que je me concentre sur mes bagages avant d'être dissipée par les soubresauts possibles. Il me faut une valise, moins lourde et plus grande. L'acheter ou l'emprunter, ce n'est plus le temps de jongler?

Ce soir, aux exercices DS, nous recevons nos uniformes, t-shirt blanc avec sigle du club, pantalon de toile avec bordure rouge sur chaque côté. Photo annuelle de groupe aussi. C'est important de se prendre au sérieux parfois, ce qui aide à la discipline. Justement, le maître y va d'un kata nouveau, un enchainement, que je peine à suivre. Si je peux me prendre plus au sérieux j'aurai cheminé plus vite!

Après les exercices, rendez-vous sur skype et webcam pour voir la petite gigotée, les yeux noirs grands ouverts. Mais il faudrait attendre un peu avant qu'elle ne verra vraiment nos simagrées à distance.

Le dicton vietnamien, «Tre già, măng mọc» s'impose à moi, comme une consolation! Le bambou pousse (vieillit), pousse (grandit) le bambou! Tre veut dire bambou, ces grandes tiges telles que vous connaissez. Măng veut dire pousse de bambou, ces petites pousses tendres que vous pouvez acheter en conserve.

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