20 août 2010
De près et de loin

Rendre grâce à une journée lumineuse. Je continue à perdre du poids, cinq cents grammes ou une demie-livre aux deux jours. Ma petite-fille elle prend cent grammes à chaque pesée. Quelle illustration symbolique de notre chemin inverse! Ce qui m'amène à cette photo prise la veille de mon retour en ville. Elle avait deux semaines, torse nu, avec ses petites mitaines pour l'empêcher de s'égratigner le visage que j'appelle ses gants de boxe. Elle était blottie contre moi qui était prise en gros plan sur mes rides, mes taches brunes et mes poches sous les yeux. J'étais penchée sur elle, la portant d'une main, la couvant de l'autre. Sur le coup, je ne me suis pas aimée ainsi, sans artifice. Maintenant j'adore cette photo qui reproduit le geste protecteur, ma maturité et son match de boxe tout neuf dans la vie.

Je remets une culotte plus cintrée pour aller chercher les sushis pour nous tous puisque les fils sont là, cet après-midi. Le plus jeune part à Vancouver demain. Les autres sont détendus et aimants. Nous parlons de notre programmation familiale des prochaines semaines. Au passage, quelques réflexions sur le temps qui passe et le destin qui nous est inconnu, à la lumière de ce qui est arrivé au garçon décédé et à sa famille mentionnés à la dernière entrée.

Les voyages chambardent tout le début de la rentrée culturelle. Enfin j'arrive à consolider l'agenda de l'automne en procédant aux échanges des billets en conflit d'horaire. Hier soir, j'ai longuement étudié le guide Voir sur l'Australie à fin de décider des grandes lignes de notre itinéraire et procéder aux réservations nécessaires. Plus que je lis plus je trouve les trois semaines à peine suffisantes pour ce que je veux voir, non pas à la course mais avec au moins un peu de recul pour appréciation. Le voyage d'Europe est déjà organisé, il ne me reste qu'à acheter un cadeau pour notre hôtesse berlinoise et à me familiariser un peu avec l'alphabet cyrillique. Ah, il faudrait aussi acheter mes roubles et mes zlotys. Compter en kopeck et groszy, vrai remède anti-Alzheimer! Tout comme ces noms de lieux australiens d'origine aborigène.

Cette fin de semaine, je serai beaucoup ici. Je ne crois pas que l'expérience va me changer la tête mais m'aidera peut-être à poser un pied quelque part ailleurs, là où je me sentirai utile! Je sais, je le suis déjà, mais plus et mieux, je prétends encore. Alors que je vis la plénitude de ma vie personnelle, celle des collectivités me remue toujours.

Ce soir, Lui est à la maison du nord, faisant la peinture pour être sûr que nous serons prêts pour l'épluchette de blé d'inde annuelle. Je reviens de la présentation d'ouverture. Courte nuit. Demain, il ne faut pas manquer le réveil très tôt.

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