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En terminant la lecture du tome 2 d'Anna Karénine, après avoir fait le tour de la question, j'avais décidé hier qu'il est temps de repartir chez moi. Sensiblement, les distances s'installent aussi vite que les bonnes intentions de venir y rester pratiquement un mois. Mais c'était avant de savoir quand la petite arrivera ...
Je suis donc repartie en autobus aujourd'hui. La petite a deux semaines, son poids a augmenté de cinquante grammes depuis quelques jours. Sept heures d'autobus qui s'égrènent comme un bilan mental qui s'écrit: D'où je viens? Qui je suis? Où vais-je? Vous ne faîtes pas cet exercice, vous? C'est ainsi que mon agenda se remplit, dans le temps comme dans ma vie.
Déjà de l'autobus, j'appelle la rembourreure, lui donnant le feu vert pour recouvrir la tête de lit avec la toile de Jouy choisie il y a plusieurs mois. Et avec Lui j'ai conclus que nous irons directement à la campagne puisque je veux voir le chantier qui s'y trouve. Dans ma maison, alors que je n'avais prévu que l'aménagement de la grande chambre, les hommes travaillent maintenant dans un coin de la cuisine, sur le plafond d'une autre chambre et aussi sur un mur du salon. Vestiges des dégâts d'eau de l'an dernier, ainsi que de deux ou trois ans passés, les remplacements de pans de murs complets s'imposent. L'humidité est sournoise, surtout dans une maison presque inhabitée.
Mais la situation va changer rapidement puisque nous avons décidé d'y habiter à mi-temps dès maintenant. Du moins au fur et à mesure que les chantiers se résorbent. Et en même temps que d'autres se préparent. Si si, les projets ne manquent pas!
Dans ma maison du nord, mon refuge, malgré la poussière et le tout à l'envers, je suis bien. Et chez moi.
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