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Hier, encore des courses à Laval, en s'égarant dans ces artères, vestiges du premier étalement urbain d'il y a cinquante ans, difformes et bigarrés, placardés de pollution visuelle. Pas une seule enseigne qui ne ressemble à l'autre. C'est n'importe quoi! Nous n'aurons pas les lattes de merisier puisqu'un magasin est fermé pour cause de vacances estivales et l'autre qui reste ouvert, avec trois vendeurs qui baillent aux corneilles, mais qui ne peut pas nous servir non plus parce que c'est leur fournisseur qui est en vacances!
Un petit saut chez le coloriste avant d'aller voir mes parents qui vont très bien. Je ne suis pas restée longtemps puisque j'y retourne aujourd'hui.
Hier soir, souper avec une cliente de l'an dernier qui vient de revenir d'Angleterre pour cinq semaines. Comme je dois partir en Abitibi, je l'ai réservée pour souper, au premier soir de son retour, dans un restaurant de sushis sur le Plateau Mont-Royal. Un si petit restaurant que tout le monde est assis sur les genoux de tout le monde. Le plat suggéré par le chef n'est pas trop cher mais pas aussi bon que l'ordinaire de mon comptoir habituel. Le temps a vite passé à faire le tour de nos nouvelles. Elle a navigué mers et mondes quand moi je n'ai fait que le tour intérieur du vieillissement et du paysage humain.
Je me prépare pour partir chez fifille cette fois-ci à la manière d'un mini-déménagement doublé d'un long voyage. Quelques livres seulement, mais des briques. Deux casse-têtes mais aussi le tapis pour transporter. Mon nécessaire de calligraphie chinoise. Mes ordinateurs. Mes appareils-photos. Un nécessaire de travail au cas où. Mes médicaments. Non, pas mon sac de golf qui viendra peut-être plus tard, en voiture, avec Lui. Mon travail de tricot en cours. Mon assortiment de marinades et assaisonnements habituels.
J'écrivais dans le moleskine, alors que mes cheveux étaient gluants de colorant noir: «Je me prépare comme si j'y déménage mais au fait, je veux tout y faire: mes contacts professionnels ainsi que tous mes passe-temps. Plus apprentissage d'une vie loin de la ville que d'un bébé naissant qui ne sera ni encombrant ni difficile. Mais aussi des moments intimes avec ma fille à moi, avant qu'elle n'ait sa fille à elle».
Aujourd'hui, jour de sursis et de confusion. J'avais commandé des bánh cuốn pour 10h, avant d'aller au médecin avec mon père pour 11h. Sauf que j'avais noté 10h pour le médecin. La confusion m'a fait courir, m'énerver, sacrer, etc. Plus encore ma mère déclare qu'elle a rendez-vous à diner avec leur petit cercle d'amis, mais que ce n'est pas grave, elle prendra un taxi! Elle qui n'a jamais fait ça de sa vie! Finalement, c'est fiston qui accompagnera bà ngoại. Manger avec une tablée de personnes âgées ne l'a pas dérangé du tout. Au contraire, il mange bien, qu'il dit.
Jusqu'au guichet automatique qui est confus aujourd'hui, me crachant des billets comme il entend! J'ai dû me reprendre trois fois, dans deux guichets différents!
Fifille revoit son médecin à 16h. Je verrai si je prendrais le coche de cette nuit, de demain ou dans trois jours. En attendant, nous allons recevoir les trois fils, ensemble, pour un souper vide-frigo ...
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