18 juillet 2010
Avant le grand saut

Vendredi matin, rendez-vous au Musée des Beaux-Arts avec une amie. Voir trois expositions, quelle efficacité! Studio Glass, une collection de verre contemporain, Inspiria, de la joaillerie de la maison Boucheron inspirée par le Cirque du Soleil et la Rétrospective We Want Miles sur Miles Davis. Je ne suis pas déçue, il y a une abondance des pièces qui comble bien ma curiosité. Retour au perchoir par le bus 165 qui remonte la Côte-des-Neiges, avec un peu de marche avant et après le bus.

Quarante-huit heures vite passées à la campagne. Après des jours en alternance entre l'air climatisé du perchoir et la moiteur de la ville, quel plaisir de sentir la brise qui s'engouffre dans la maison-refuge.

Il y a cinq ans, nous avons fait travailler un voisin contracteur qui avait perdu son seul client. C'est ainsi que le refuge a été rénové. Nous sommes entrain de recommencer la même chose avec un autre voisin qui vient de perdre son emploi. Évidemment, ce ne sont pas les mêmes rénovations. Avant, c'était pour unifier les deux petites maisons en une grande, démolissant une cuisine, condamnant une porte, installer une salle de séjour. Cette fois-ci, j'aménage une grande chambre avec toute la finition intérieure qui s'impose, ensuite ... ensuite, il y a toujours quelque chose à faire dans une maison. L'on ne s'arrête que quand on ne veut plus payer ... Alors, si la raison est de faire travailler un homme, l'on s'attaque à des idées capricieuses parfois, rien d'essentiel en somme.

Hier, j'avais lavé la puce de Smart pour la première fois, à la main. Un petit tour dans le lac ensuite, où il m'avait conduite en 4x4, avec nos casques et nos maillots. Depuis hier, le temps passe bien et vite. Le téléphone s'est tu, il est vrai que nous entrons dans les deux semaines officielles de vacances dite de construction. Mais nos hommes à nous travaillent, et en ville et à la campagne.

Tout compte fait, je n'ai pas aimé le livre de Monique Trương. Trop elliptique, trop d'effets de style. Il en résulte que je n'arrive pas à aimer ses personnages et son écriture. Trois cent cinquante pages d'inhibitions c'est trop et trop ennuyeux. Si je suis méchante, je dirai que trop de récupérations d'exotisme et de recherches d'originalité commandent son contraire. Peut-on blâmer le traducteur? Pourtant, j'avais un biais favorable, prête à aimer d'emblée ces vietnamiens d'origine qui arrivent à sortir de l'anonymat dans quelque domaine que ce soit, de par ce vaste monde. Une femme de surcroît, dans l'écriture en plus.

Se peut-il que j'ai eu tout faux? Tant pis, je n'aurai pas le courage de rouvrir cette couverture de livre que j'en viens à trouver bien gauche, bien statique, représentant bien cette vaine enflure.

De retour, lui et moi, chacun se précipite à son bureau. Et oui, automatisme et manies. Évidemment, il y a toujours quelque chose à lire ou à écrire, à l'ordinateur. Et à faire, en ville.

Un petit vide avant le grand saut, voilà comment je me sens ...

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