06 juillet 2010
Vivement que le mois passe ...

Hier, j'ai amené ma mère au marché Jean-Talon qui n'est plus ce qu'elle connaissait dans ses souvenirs. Avant c'étaient des étals à même les rues, aujourd'hui c'est un marché couvert avec stationnement souterrain. Avant c'était un marché populaire, aujourd'hui, un marché à la mode qui a réussi à me désorienter dans ses allées. Heureusement, je me suis retrouvée avant de faire marcher ma mère pour rien.

Déjeuner avec ma mère au restaurant Phở Tây Hồ sur St-Denis où nous avons commandé le Chả Cá Lã Vọng qui n'est pas présenté comme l'authentique mais les herbes aromatiques et la sauce mắm tôm sont tel que dans mon souvenir du restaurant mythique connu en 2002. Il me semble que ce plat se savoure mieux en plat unique et non pas servi avec d'autres plats aux goûts tout opposés, comme l'autre fois chez la nièce ...

Je me rend compte que parfois ce journal peut être bien ennuyeux à cause de la façon comment je traite certains sujets, parfois trop en détails, d'autres fois trop en surface. Mais je tiens à son devoir de mémoire, sa fonction de journal de bord qui n'a de sens que pour moi-même. Pour les miens, ils y prennent mon pouls, quoique faussé par la tonalité que je veux bien y mettre. Pour vous, public restreint, j'espère satisfaire votre curiosité bienveillante ... Après onze ans d'écriture en ligne, comme une vieille maîtresse, je n'ai plus de tours dans mon sac pour vous surprendre. Seuls les aléas et les arias de la vie me distinguent, et me rapprochent tout à la fois, de vous et de votre vie. Onze ans d'année-lumière en blogosphère! évidemment que je radote!

Aujourd'hui, lui et moi sommes allés visiter une résidence où mon père habitera, à court ou moyen terme. C'est encore plus loin que chez mes parents mais c'est très bien, en comparaison à certaines autres résidences plus près pour moi. Nous serons donc à la veille d'un grand changement irréductible. Poser des gestes, faire ce qu'il faut. Ne pas céder à la sentimentalité. Surtout, ne pas se culpabiliser.

Ce soir, sous un ciel de plomb, je suis allée manger avec un groupe de femmes, anciennes collaboratrices des affaires associatives. Ce qui nous tient encore ensemble c'est le cheminement des unes et des autres. Sommes-nous si amies? Je ne crois pas. Mais nous nous voyons deux fois l'an, telle une sororité tenace.

Effervescence dans les mails, échos des réunions d'amis il y a une quinzaine. Hormis les échanges de photos, il y a celui-là qui fait circuler quatre vidéos sur youtube où je m'y trouve, heureusement en contrejour, lors d'un discours d'appel à la contribution au fonds d'entraide. Souvent quand on parle on ne s'entend pas, mais là, je m'écoute parler d'un ton convaincant et d'un accent si typique du nord que ... je ne me reconnais pas.

J'ai comme une impatience que le mois de juillet se passe. Mais avant, je vais partir seule avec ma mère bientôt. Seule mais pas toute seule puisque je vais retrouver là-bas ma tante de plus de quatre-vingt-dix ans et ses filles, toutes plus âgées que moi. Ah, on ne rajeunit pas, malgré toutes les crèmes que l'on s'enduit la face! Il me reviens en mémoire Meryl Streep dans son dernier film qui se tient comiquement le coin de sourcil tombant alors qu'elle est resplendissante avec tous ses rides!

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