04 juillet 2010
Au rythme de l'été

Vendredi, nous n'avons pas réussi à partir à la campagne comme prévu, les hommes finissant leur journée trop tard. Fifille, réalisant que sa semaine à Montréal tirant à sa fin, nous proposait d'aller au cinéma voir «Prince of Persia: les sables du temps», un film fantastique. Nous sommes ensuite descendus au festival de jazz bondé bien plus que la semaine dernière. Lui, après la semaine qu'il vient de passer, avec toutes les courses, les problèmes et les solutions qui en découlent, s'est senti enfin en vacances. Il faut dire que la bière après la journée de travail et le vin pour faire descendre un bon repas, chaque jour depuis une semaine, il y a de quoi se mettre en ambiance, pour bien profiter de ce bistro installé en plein festival et jouir de deux spectacles consécutifs, Harold Lopez-Nussa Trio et Caravan Palace.

Nous avons abandonné l'idée de recevoir à la campagne son frère à lui, pour une fois nous laisser porter par la quiétude de l'été que j'ai véritablement ressenti ce samedi. Temps magnifique. Chaleur et chapeau de paille. Des pas lents entre le garage et la maison. Le gendre a démonté la commode pour bébé et réussi à tout caser dans la voiture. Lui a sorti le petit 4 x 4 que j'ai aidé à bichonner. Nous faisions des petits tours dans le domaine. Lui se réjouit déjà à l'idée de «faire de la trail» avec moi, c'est-à-dire faire des randonnées sur pistes parce que légalement il n'est pas permis d'aller partout avec un tout-terrain.

Fifille lisait assise sur la véranda ou couchée au salon. Moi je réorganisais mes armoires de cuisine. Les hommes inspectaient les recoins de la maison. Après-midi paisible. Souper de saucisses sur la terrasse. Feu de camp. Piqûres de moustique en prime. Et remontée dans le temps par les albums de famille.

Aujourd'hui, dimanche, un autre repas tous les quatre avant que le jeune couple ne reparte vers l'Abitibi. J'ai vraiment l'impression d'avoir habité la maison depuis deux jours. Nous avons dormi dans l'autre aile de la maison, dans la chambre verte que lui a toujours aimée, dans le lit massif qui meublait la chambre d'amis d'avant. Lui ne cesse de répéter qu'il n'a jamais aussi bien dormi dans cette maison avant hier soir. Il faut dire qu'il disait souvent qu'il ne dormait pas bien, avec la tête de lit à l'est ou au nord. Est-ce à cause du matelas où le fengshui de la chambre? Encore un autre mystère à élucider.

Retour vers la ville à la fin du jour. Nous ne nous sommes même pas baignés dans le lac. Vague sentiment d'abandon et de lassitude. Semaine cahoteuse en perspective. Et de canicule, il semble.

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