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Pénible levée de poids hier matin pour renouer avec la routine de soins à mes parents. Si j'avais suivi l'appel de ma mère j'aurais déjà accouru à ses côtés il y a deux jours, mais j'ai résisté, d'une part pour rester avec mes amies, d'autre part pour finir avec le shower de bébé avant. Mais je suis restée sur le qui-vive tout au long des derniers jours. Un qui-vive sans remords je dirai puisque le premier sentiment qui nous talonne par rapport au soutien aux parents c'est le sentiment de ne pas avoir assez fait.
En après-midi, je courais vite pour être à l'heure au test à l'effort chez le cardiologue. Rien à signaler, on dirait. Seul mon poids est sujet à redire, c'est moi qui le dit, même si j'ai réussi à ne pas en prendre plus en ce temps festif. Depuis hier, comme fifille et son fiancé sont chez moi pour la semaine, nous soupons tous les soirs avec une viande, une baguette et des fromages. Repas à la française mais portion à l'américaine, imaginez le portrait! Heureusement que la semaine passera ...
Je commence à penser à la liste de ce que j'amènerai chez fifille quand j'irai y passer un mois. Des casse-tête pas trop casse-tête, des livres ou plutôt des briques, des ingrédients pour cuisine orientale, mon sac de golf pour reprendre d'autres cours. Pourquoi pas mon nécessaire à calligraphie chinoise aussi. Et mon nécessaire pour tricoter. C'est comme si je veux faire l'apprentissage d'une vie moins urbaine, plus jouissive. À noter qu'il y aura un bébé en route, à chérir et dorloter. Et de jeunes parents qui n'ont pas tant l'air d'avoir besoin de moi. Je ne joue qu'un rôle, pour la première fois. Grand-mère, mais belle-mère pas trop envahissante.
Comme un clin d'oeil coquin pour me dire que je ne suis pas encore fin prête pour une vie loisible, ce soir j'ai rencontré de nouveaux clients. Et puis j'ai été contacté pour une possibilité d'un mandat de consultation. Il reste à savoir si j'ai assez de cordes à mon arc!
Ces jours-ci, les fils déménagent, les copains d'abord, eux-mêmes ensuite. Évidemment, ils n'ont pas besoin des bras de papa mais de sa voiture et de la remorque. Et ils entrent et sortent de chez moi en coup de vent, dès les premières heures. Je ne m'en plains pas, c'est la vie qui se déroule.
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