09 juin 2010
Marcher ou lire

Coloriste tôt hier matin, tailleur beige passe-partout d'été, j'étais fin prête pour signer ce nouveau dossier. Un dossier important, un des plus importants à ce jour, qui me pèse. Moins par son importance que par la nature des personnes impliquées. Cette nouvelle aventure combinée avec une séquence télévisuelle d'une femme du Moyen-Orient poursuivie toute sa vie, menacée pour une histoire de dette d'honneur, m'a servi une nuit de rêves aussi pénible qu'interminable.

Après l'allemand des échanges de courriels, le russe de ma demande de visa, voilà le polonais pour choisir un hôtel à Cracovie. Heureusement c'est l'anglais pour l'Australie, et la Nouvelle-Zélande que l'on me presse d'aller, pour une fois que je serai en Océanie. Et mes copines du Việt-Nam qui insistent sur le fait qu'elles n'ont pas encore rencontré ma «moitié» et que je n'arrête pas de leur poser des lapins en repoussant toujours un autre retour aux sources. Il est vrai que la dernière fois, c'était en 2004.

Hier soir, lasse de passer de la télé au clavier, au lieu de manger mes émotions, je suis sortie marcher jusqu'aux librairies à dix minutes de chez moi. Lui au retour de ses rendez-vous m'a ramassé au passage. Dormir, j'ai remarqué, n'est pas une solution pour moi, quand des soucis me taraudent. J'aurai mieux fait de méditer un peu, mais j'ai perdu le chemin du comment faire, j'avoue.

Aujourd'hui, travaux pratiques et cléricaux. Monter le dossier, rassembler des documents. Lire tous les documents, d'une nature tout autre, en prévision de la réunion de comité à Québec demain. Passer des commandes publicitaires pour la fin de semaine.

Je viens d'aller sur le blog de Pierre Assouline, dont le titre de l'entrée du 6 juin, «Marcher ou lire, il faut choisir ...», m'a fait sourire. Justement hier soir, en sortant marcher, je me suis dite que j'aurai pu m'asseoir avec un livre aussi!

Ce soir, les darnes de flétan sont bien plus savoureuses que celles de mérou de la semaine dernière. Saupoudrées légèrement de farine et poêlées, avec le nước mắm apprêté un peu piquant, un vrai délice!

Aux dernières nouvelles reçues par un coup de fil, le fameux dossier fait un pas de côté, pas en ma faveur, faut-il préciser. J'avais raison de ne pas trop y croire même si le contrat est signé! Et nous n'en sommes qu'au premier acte ... Du coup, j'étais déçue et soulagée tout à la fois. J'attends la tombée du rideau ou d'autres épisodes, sait-on jamais.

Arrivée par hasard sur le film «Joshua then and now», tiré du livre du même nom de Mordecaï Richler. Intéressant de voir les scènes de la vie montréalaise avant mon arrivée en 1975.

hier consulter les archives demain

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