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Dans le bureau, sur ma table de travail réorientée, en levant les yeux, voici ce que j'aperçois:
Le rouge énergique d'un mur dans le bureau, le jaune du couloir, le bleu du vestibule et le découpage des portes blanches. Ce tapis à motifs géométriques est le seul que j'ai jamais osé, c'est pour faire une différence visuelle avec le reste de la maison!
Quand je me déplace en ville, je suis toujours fière de mon coup quand je m'arrête pour prendre une photo comme celle-ci. Au-delà du détail d'architecture et du ciel bleu, je suis fière de m'arrêter, de lever les yeux, pour voir autre chose que le macadam. Au sens propre comme au figuré.
Sur ma table de travail encombré, le livre «L'Importance de vivre» de Lin Yutang. Je ne connaissais ni l'auteur ni son oeuvre avant de tomber en arrêt devant ce quatrième de couverture. À la simple lecture de cet endos du livre, je suis séduite: je me sens si souvent «petits soldats obéissants» tout en cultivant un nomadisme spirituel et intellectuel, «vagabondage» carrément pour Yutang.
Bref retour à l'autre demeure hier, pour voir le maçon qui remplaçait des briques abimées, pour constater que la statue de Quan Âm du parterre en avant est tombée face à terre et le buste de Bouddha dans la cour arrière a disparu. Les arbustes du parterre ont beaucoup grandi et l'ensemble table/chaises de la cour n'est plus le même mais je ne regrette pas l'endroit qui est envahi de toiles d'araignée à cause de la proximité du bord de fleuve. Surtout hier, après une journée de pluie, l'odeur de terre humide est saisissante.
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