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Hier, je suis allée jardiner avec ma mère. Plaisir tranquille. Mais je me suis défilée ensuite de cette assemblée générale corporative. «Lui» au retour m'a confirmé ce que je savais déjà! Rien de neuf sous ce ciel bleu, et puis, je n'ai manqué à personne, si ce n'est qu'à lui qui s'est esquivé avant la conférence et le cocktail. Nous avons soupé à la maison de mon bon plat de pétoncles sautés au lieu de sortir comme prévu.
Revoir le film «The Curious Case of Benjamin Button» en le savourant mieux qu'à la première fois. Décider d'aller en Australie en novembre, selon la deuxième version proposée par les organisateurs, c'est-à-dire à la fin de novembre au lieu du début. Me préparer à demander un visa pour Saint-Petersbourg quand j'aurai reçu une lettre d'invitation. Me préparer à acheter des euros dont le taux de change ne cesse de déprécier. Relire Dostoïevski, si possible. Le sang coule dans mes veines de nouveau.
Plus près encore, brouhaha chez des amis. Des copines arriveront vers la mi-juin. Tout de suite, lui nous a acheté des billets pour le spectacle «Totem» du Cirque du Soleil. Alors que ce soir et demain soir, nous irons au théâtre pour clore la présente saison culturelle, je m'apprête à renouveler les abonnements de la prochaine saison. Vie de rentiers, me direz-vous? Hélas, pas encore. Une cliente a reporté notre rendez-vous d'aujourd'hui. Je démarre incessamment donc un grand dossier ...
L'arrivée des copines, dans six semaines seulement, me direz-vous, me donnant les ailes, je fonce dans le ménage de la paperasse. Quelle souffrance de libérer des papiers pour une amoureuse de l'imprimé, puisque ce que l'on garde, généralement, c'est parce que ce l'on y lit nous plaît. À moins que ce l'on y relit soit bien dépassé ou que notre pensée ait évolué dans une autre direction. Par contre quel soulagement chaque fois que le geste de déposer un petit paquet, une liasse ou un magazine dans le bac à récupération est complété.
L'aménagement d'une garde-robe transformée en dépôt à livres et les quelques heures sur les talons me coûtent le prix d'un dos souffrant. Qu'importe! je suis contente. J'ai endormi le dos avec quelques comprimés puis nous sommes partis au théâtre du Rideau Vert voir Maria Callas ressuscitée par Louise Marleau, une comédienne d'expérience.
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