24 avril 2010
Les miens et moi

J'ai rappelé une amie qui voulait seulement que nous nous voyons. Je lui ai parlé de mes parents et de la situation. J'ai appelé la cousine à lui pour prendre de ses nouvelles et peut-être lui rendre visite, comme elle a été très malade. J'ai encore parlé de mes parents et de la situation. Décidément, c'est tout comme ici, vais-je réussir à parler d'autre chose?

Hier, deux fils sont venus déjeuner, le troisième travaillait. J'étais contente de la digression, même si je trainais mes courbatures et le manque de sommeil.

J'ai fait un détour pour aller chez Chapters au centre-ville, LA librairie des livres de langue anglaise par excellence et j'ai bien trouvé ce que je cherchais. Sauf qu'ils ne sont pas si peu chers que ça, en version originale. Lire en anglais me forcera à lire plus lentement et enrichira mon vocabulaire.

En reprenant La trilogie berlinoise, je me suis mise à admirer le grain fin du beau papier et tout d'un coup j'ai reconnu le logo de la maison d'édition. La couleur jaune foncé de ses jaquettes est revenue à ma mémoire, même si le livre que j'ai dans les mains a une couverture très différente. Dire que j'en ai lu du roman policier! C'est comme si j'ai retrouvé une vieille connaissance.

Aujourd'hui, le matin a bien commencé. J'ai eu une bonne nuit. Je lisais donc à voix basse et rauque des articles du dernier numéro de l'Actualité. Moment intime. Lui m'a apporté mes céréales et mon café.

Nous n'interrompons la lecture que pour aller visiter ce très grand appartement, deux fois plus grand que le nôtre. Malgré que j'avais décidé de ne plus prévoir loger ma mère chez moi, les idées ne sont pas arrêtées. Discussion s'en suive sur la pertinence de ce branlebas. Dans le creuset, un tout compact: les amours, les affaires, les enfants, les parents. Redessiner sa vie, en espérant de le faire de mieux en mieux, ce n'est pas simple. D'autant plus que nous avons dépassé l'âge des coups de tête.

Une autre réunion entre frères et soeurs, chez un de mes frères cette fois-ci. Discussion plus nerveuse, plus émotive. Faire face à une réalité qui n'est pas unique mais plurielle.

Au fait, le tout n'est pas si compact. Il faut démêler et classer: les parents, les enfants, les amours, les affaires. Il n'y a pas que le moi qui compte, n'est-ce-pas?

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