22 avril 2010
Le mois se sauve au galop

Je disais «en marge» mais je ne sais plus si c'est en marge ou plutôt au coeur. Mais c'est ainsi. Hier, je n'étais pas avec mes parents mais j'y étais quand même. Puisque j'étais en communication toute la journée, au téléphone avec l'intervenante en travail social, par échange de courriels avec mes frères et soeurs. Mon corps se reposait à peine, ma tête ne lâchant pas prise.

Et ces grands enfants, ces jumeaux, si différents l'un de l'autre et pourtant si semblables dans leurs tâtonnements. Je n'ai pas fini de m'inquiéter devant leur horizon trouble. Ils sont aussi source de désaccords entre lui et moi. Être parents d'adultes n'est pas plus simple qu'être parents tout courts.

Aujourd'hui, j'étais partie tôt. Je rencontrais l'intervenante et gardais mon père pour que ma soeur puisse amener ma mère à ses tests. La tâche est si simple quand il n'y a que ça à faire. C'est si simple d'aimer un vieillard devenu inoffensif, plus simple que d'aimer son père avec ses travers.

Ce soir, aux exercices DS, à la quatrième séance, je me suis sentie chez moi, distinguant les différents moniteurs par leur trait de personnalité propre. Celui-ci plus sage, celui-là un coq, l'un planche sur l'aspect arts martiaux tandis que l'autre nous rappelle sans cesse au souffle Qi Cong.

Au fait, je ne suis ni en marge, ni au coeur de ma vie, mais à un tournant, un ré-alignement. De mes énergies et de mes priorités. Dans ma visée présente, il y a des gens qui s'estompent, pour ne pas dire des choses. Rien de neuf n'apparaît encore, créant une illusion de désert dans lequel je ne rencontre que des obligations en ce moment. Gare aux tempêtes d'humeur, le sable qu'elles soulèvent bloque la vue.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

--> 1