08 avril 2010
Vent d'Est, vent d'Ouest

«Je me mépriserais un peu si, parmi les milliers de livres que j'ai autour de moi, il s'en trouvait qui fussent là pour la parade. Je ne les ai peut-être pas tous lus mais tous je les avais choisis pour les lire.» (Hubert Nyssen, Carnets, 3 avril 2010)

Réflexion si juste que j'en fais mienne. Je vais de ce pas l'ajouter en frontispice à la page de Mes livres.

Depuis hier, préparation d'herbes à faire bouillir. Réduire les 1200 ml de liquide à l'équivalent d'une tasse et demie. Y ajouter deux sachets, de cette sorte et de l'autre. Boire la moitié le matin, la moitié le soir. Amer et âcre. Plus facile la première moitié parce que c'est chaud, pire la deuxième qui est plus vaseuse et froide.

La nuit dernière j'ai dormi comme une bûche, avec une toux moins déchirante. Même rituel de concoction encore quatre jours. Ensuite il faut reparler à l'herboriste qui avisera pour la suite. Déjà une différence marquante avec la médecine occidentale qui aurait prescrit, des antibiotiques par exemple, pour vous relâcher dans la nature ensuite, sans suivi.

Évidemment, le docteur chinois trouve que les herbes traditionnelles et tous les médicaments chimiques que je prend ne font pas bon ménage. Le taux de glycémie que mon médecin de famille considère acceptable, lui le trouve pas parfait. Déjà il me dit: «Pourquoi vous ne faîtes pas d'exercice?» et dans son attitude n'accepte pas d'excuse. Alors que mon médecin de famille, une femme toujours compréhensive, avance elle-même des excuses, ménopause, âge, stress de la vie, etc. Déjà, mon yī shēng 医生 me dit qu'il faut que je travaille à réduire ma glycémie pour que mon médecin de famille accepte de réduire les doses chimiques que je consomme, ainsi lui et elle pourront travailler de concert.

Je n'ai pas osé lui dire que je commence mes classes d'exercices Dưỡng Sinh SLC lundi prochain. Commencer et persister, il le faut. N'est-ce pas là ma première priorité depuis quelques semaines?

Un b.a. de la plus pure des traditions dans l'autobus hier. Alors que lui me dit qu'il veut envoyer de l'argent à la bataille de Claude Robinson. Notre marche de santé en soirée a pris une signification toute particulière.

Aujourd'hui, je n'ai eu que le temps de cuisiner un plat avant que ma mère appelle. Nausées et vomissements. Il faut dire que dimanche dernier elle a marché sur un clou rouillé dans son jardin. Tétanos, enflure et antibiotiques à dose de cheval. Je viens de passer le reste de la journée chez mes parents. Ce soir, une des soeurs va y dormir.

J'ai eu l'idée du titre en pensant à Pearl Buck, que j'ai beaucoup lu dans ma jeunesse. Je profite aussi du contexte pour mentionner que je ne crie pas sur les toits, dans le milieu vietnamien, du fait que j'apprends le chinois et que j'adore la calligraphie chinoise. C'est que le poids de la Chine est très envahissant sur son petit voisin du sud, surtout depuis la prise de force des îles Paracels et Spratleys. Évidemment, ce ne sont pas que de vulgaires atolls coralliens, mais le sujet d'un vrai conflit territorial en mer de Chine.

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