25 février 2010
D'un monde à un autre

Rassembler les papiers. Me doper de vitamine C et d'oligoéléments, cuivre, or, argent, et non bronze, argent ou or, comme aux Olympiques. Pour partir à la chasse avec cette cliente. La même qui me dit qu'elle ne dort pas tant que je n'aurais pas trouvé chaussure à son pied. heureusement que je dors moi, de fatigue et non de dépit pour ce genre de pression.

Passer quatre heures avec quelqu'un par devoir et non par plaisir, c'est beaucoup. Mais j'ai gardé mon calme et mon sourire. Sauf que j'ai dû récupérer ... et arriver plus d'une demie-heure de retard à la réception et la conférence à la fin du jour, dans un grand hôtel du centre-ville.

Vingt minutes plus tard, on m'a refilé dans les bras un vice-président d'une grosse organisation. J'ai à peine eu le temps de piger son titre et le nom de sa boîte et me voilà seule devant lui. Vite, j'ai eu à me faire une tête et des réponses intelligentes, et non compromettantes, à des questions assez précises. C'est bien loin des conversations de salon pour gens désoeuvrés!

Je m'en suis bien sortie je crois. Quinze minutes plus tard, je l'ai refilé à une autre, une connaissance commune. C'est dire que je n'ai pas refait tout à fait le même coup que l'on m'a fait un peu plus tôt.

Un petit tour de taxi pour me rendre au palais des congrès où un cocktail dinatoire attend une trentaine de personnes triées sur le volet. Deux heures de conversations de salon, cette fois-ci, ponctuées de bouchées et de canapés savants, sans possibilité de m'échouer dans un des divans placés au fond de la salle.

Clopiner jusqu'au wagon de métro pour m'asseoir, le temps du trajet. Rentrer jusqu'à la maison, à temps pour voir, sans vraiment voir, les patineuses sur glace rivaliser de prouesses. Mon horloge biologique déréglé n'arrive pas à concevoir que demain matin il faudrait que je reparte tôt ...

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