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Hier, c'était la matinée avec mes parents, l'après-midi en réunion de comité où je fus opiniâtre, avant de retourner souper avec mes parents. Deux fois la semaine, une dame vietnamienne vient livrer des plats cuisinés que ma mère n'arrive pas à apprécier. Parfois, elle avait raison, d'autres fois elle fut bien sévère, levant le nez sur le moindre fumet suspect, ou bien même avant de voir de quel plat il s'agit.
Aujourd'hui, virée à la campagne, par temps magnifique. La rénovation cadastrale de la région amène bien des propriétaires fonciers comme nous à venir consulter les nouveaux plans d'arpentage mis à la disposition de tous dans une salle communale. Chacun vérifie soigneusement les dimensions de son lopin. Conciliabules discrets avec l'arpenteur ici et là, chacun s'occupant de ses propres affaires. Sauf moi qui prend des photos, curieuse de tout.
Promenade dans notre petit coin tranquille et déjeuner au minuscule café internet du village, avant de revenir à la maison travailler dans l'inventaire de mes livres. Aujourd'hui, j'ai recensé toute la collection de «La comédie humaine» de Balzac.
Le téléphone mobile, cette extension de tout bureau virtuel, ce prolongement de tout bon travailleur autonome, s'est avéré redoutable, une fois de plus. Bien tranquille devant mon feu de foyer, je fus rejointe par une collègue, relançant ainsi un dossier moribond. Rendez-vous fut pris avec mes clients pour demain. La semaine sera en fin de compte plus que chargée. Aucune chance de finir ce nouveau tricot couleur vert forêt, une veste à capuchon, appelée paletot sur le patron, alors qu'il n'a rien d'un paletot, selon mon bon Larousse. Retour en ville en soirée.
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