26 décembre 2009
Trois jours plus tard

J'adore ces journées quand fifille et son fiancé «vivent» avec nous. Nous bavardions, racontions quelques détails. Une forme de rattrapage sur la vie en général. Avant hier, je les ai accompagnés au magasin de tapis mais mon vendeur habituel n'était pas là. Quand même ils m'ont indiqué leurs préférences. Ils vont reprendre les espaces et décideront à distance.

Depuis deux jours, le déferlement festif a pris le pas sur la quiétude du quotidien. Le réveillon du 24 est devenu le marathon de résistance en 24 heures. Sur la ligne de départ, cinquante personnes chez ma soeur. Les murs ont rétréci, le plafond s'est écrasé, la bouffe débordait de partout. Après les premiers douze heures, vingt personnes sont reparties chez eux, les trente autres ont campé sur place. Le lendemain, nous sommes retournés pour remanger et ramener de la nourriture. Parce que nous ne jetons rien.

Quand je crie au loup, c'est en espérant de voir une table moins abondante, dans un esprit de sobriété et de solidarité avec ceux qui en ont pas. Non pas parce que nous gaspillons. Aujourd'hui encore, recevant chez moi, je servais une dinde, avec le saumon, intercalés avec des salades et des légumes ramenés de la veille.

Aujourd'hui donc, j'ai reçu le frère à lui et ses enfants. Et tous les miens, évidemment. Nous avons ensuite passé quelques heures sur le Mont-Royal, certains patinaient, d'autres prenaient de l'air. Tout le monde a fini par rester souper. Avec des neveux hyperactifs, je suis vidée.

Ce soir, je reprend mon souffle pour recevoir de nouveau, mais à ma maison du nord. J'aurai dû déjà être là-bas dès ce soir. Avec la pluie verglaçante, nous avons préféré partir de jour plutôt que de nuit.

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