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Hier, c'était une belle journée froide. J'avais fait les traitements pour mes cheveux avant de partir à la course ensuite pour aller déjeuner avec une amie. Le temps d'un repas, nous avons fait le tour d'horizon, une sorte de bilan de l'année, avec projection vers l'an nouveau qui sera sous le signe des voyages, je crois. J'y reviendrai une autre fois.
Dans l'après-midi, lui et moi étions dans ce grand magasin à rayons du centre-ville. De la rue, nous entrions dans l'ambiance parfumée des rayons de cosmétiques. J'errais parmi les centaines de paires de gants et de chapeaux, en refusant de payer ces prix de fous pour des gants que l'on risque fort de perdre, par distraction.
Nous montions et descendions les escaliers mécaniques jusqu'au 8è étage, sans vraiment plonger dans les rayons. Impossible de trouver un choix équilibré pour six petites nièces. Nous étions repartis bredouilles.
Hier soir, c'était la Revue de l'année au théâtre du Rideau-Vert, transportée pour l'occasion au théâtre d'Outremont. Rien à se tordre de rire, mais quand même, c'est divertissant. J'avais toujours déploré d'être la seule asiatique dans toutes ces soirées au théâtre. Hier soir, j'ai vivement ressenti mon isolement. J'avais oublié mon béret à mon siège, alors que nous étions les premiers sortis. En y retournant, j'ai dû remonter l'allée, dans le flot des spectateurs sortants. Vif portrait de mon contre-courant.
Stimulée par l'après-midi d'hier, devant la perspective du compte à rebours d'avant-Noël, je l'ai entrainé à partir tôt ce matin à la chasse aux cadeaux. Au moins, j'ai trouvé quelques trucs modestes, maintenant que j'ai laissé tomber la prétention de trouver les cadeaux du siècle dans un budget raisonnable. Chemin faisant, des idées me viennent pour d'autres cadeaux. J'en suis fort aise. Mais là, il faut oublier le budget ...
Quelques autres commissions en prévision de la virée familiale, entre Noël et le Jour de l'an vers l'Abitibi, avec tous mes enfants, oui, vous avez bien lu. Balade en traineau à chiens et skidoos en perspective. Nous voilà revenus par un froid mordant. Le temps de décharger la voiture et recharger nos propres batteries, nous repartirons pour la maison du nord.
J'y suis maintenant. Froidure. Et quelques trouvailles en cadeaux. Nous avons encore soupé devant le foyer. Je viens de corriger le texte plus haut si mal écrit pour cause de précipitation. Je ne me résous pas à me coucher, trop prise par le plaisir d'être ici, chez moi, dans le silence de la nuit. La dernière bûche crépite, comme pour résister à sa totale consumation.
Tout compte fait, le titre donné à cette entrée, plus tôt dans la journée n'est plus adéquat. Je n'avance plus à reculons vers ces jours festifs. D'autres parties de plaisir s'organisent. Du travail aussi d'ailleurs. Et puis, je n'avais pas escompté le plair de donner des cadeaux bien trouvés ...
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