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La nuit dernière, ou plutôt, très très tôt ce matin, j'ai terminé le tome 2 de Millénium. Passé le choc du tome 1, le deuxième s'apparente aux émissions policières que nous suivons à la télévision, «Criminal Minds» par exemple. Avec force détails et exotisme des noms propres à consonance suédoise, russe, etc. Le personnage de Lisbeth s'étoffe, s'humanise. Les secrets se dévoilent, glauques et banals tout à la fois. Ne pas oublier que le cinéma s'inspire des mêmes profondeurs de l'humain.
Dans la foulée des intrigues, je ne vous ai pas raconté une autre, plus près du réel. Notre toit et entre-toit ont toujours été investis par les écureuils plus ou moins au printemps ou à l'approche de l'hiver. Cette cohabitation forcée a toujours été tolérée, ou ignorée, surtout par nos trois dernières années d'absence des lieux. Il me semblait que c'était moins aigu comme problème, avant. Depuis quelques jours, c'est la guerre.
La semaine dernière, lui a commencé par ajouter un grillage aux cols de cygne. Le travail est si bien fait que nos locataires indésirables ne courent plus dans les murs. Sauf qu'ils cognent, à coups de tête, comme avec une masse, sur le grillage le plus faible, celui qui entoure les conduits d'air climatisé qu'ils ont aussi grignoté toute la ganse des fils.
2h du matin, il y a trois nuits, lui tenait à monter sur le toit pour voir le coupable. L'échelle est installée sur la terrasse, assez sécuritaire, malgré les hauteurs. J'étais sortie aussi, avec bottillons et manteau par-dessus ma jaquette, au cas où.
Le lendemain, en plein jour, moi aussi je suis montée sur le toit, constatant le potentiel d'une terrasse assez grande que nous pourrons peut-être faire installer, moi pour mes plantes potagères, lui pour la vue. Puis il acheta et installa des grillages mieux fixés. Notre rongeur s'obstine, cogne toujours. En pleine nuit, nous avons des doutes: et si nous l'avons enfermé? Essayait-il de sortir de sa geôle? Allons-nous nous rendre coupable d'un cadavre sous le toit? Aujourd'hui, lui a constaté des touffes de poils accrochées au grillage et des câbles de climatisation dénudés. Il est donc à l'extérieur et essaie de rentrer, soir après soir.
Les histoires à faire peur commencent à circuler. Un client lui a dit qu'un nid est peut-être sous notre toit, qu'il y a peut-être des petits, que notre adversaire fera s'il faut un trou sur le toit pour aller nourrir ses petits. Et que si nous mettons une trappe il faudra aller le relâcher à l'extérieur de l'île de Montréal, sinon, il va retrouver son chemin de la maison. Ma maison, aussi.
Lui vient de revenir de la quincaillerie avec tuyau de tôle, ganse de caoutchouc, etc. Il faut d'abord préserver les câbles de climatisation. Ensuite, peut-être faut-il trouver un exterminateur pour pénétrer dans l'entre-toit. Histoire à suivre.
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