|
L'autre soir, souper avec les fils au restaurant grec, piège à touristes. Je ne supporte plus payer pour si mal manger. Malgré la nuit noire et pluvieuse nous sommes déterminés à partir à la campagne ensuite.
Il y a longtemps que je n'avais pas dormi dans mon lit du nord. Le feu de foyer, la maison malgré le désordre, quelque chose m'a sauvée et je me suis sentie revivre. Tant et si bien que je n'ai pas voulu me coucher! Tard dans la nuit et je nourrissais toujours le feu, tirant mes plans pour le lendemain!
La journée brumeuse a vite passé, le lendemain. Je n'ai pas fini tout ce que je voulais faire même si je n'ai pas trainé. S'employer à «vivre» dans cette maison, comme si nous y sommes souvent, assidûment, c'est tout un projet en soi. Je n'arrive pas encore à mettre ma chambre à mon goût. Les murs blancs d'il y a dix ans le sont toujours. Il faut que je me décide pour la tête de lit!
Revenir pour souper chez une soeur. Revenir en ville. Remonter les marches vers chez moi qui n'est plus le perchoir d'avant. J'avais pensé nommer les lieux le perchoir, non pas à cause de l'étage haut perché, mais à cause du sentiment d'y percher que le temps de reprendre mon envol à gauche, à droite. En ce temps-là , j'étais plus active, plus combattive. Maintenant, je me sens plus contemplative, réflective.
Aujourd'hui, nous sommes allés récupérer la copie de tous les fichiers qui constituent ce site chez un ami. Il m'a aussi montré comment restaurer tous les liens brisés que je n'ai pas su faire depuis un an. De plus, avec l'accès récupéré vers le disque dur extérieur où je stocke mes photos, vous avez compris que j'ai des travaux à faire dans ma demeure virtuelle, autant que dans mes vraies maisons!
Par temps radieux, cet après-midi, nous sommes allés marcher sur le Mont-Royal. Trois quarts d'heure, c'est tout ce que mon pied plat supporte! Mais je suis contente d'avoir bougé un peu.
Soupe aux légumes et fèves variées qui a mijoté le temps de visionner deux films, «Changeling», - je me félicite de ne pas être femme dans les années 20 - et «The Machinist», - je veux bien maigrir, mais pas tant!
hier |