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Le projet sur lequel j'ai nourri quelques espoirs est tombé à l'eau hier. Sans surprise. Quand même, tout était possible le temps de son exploration, le temps d'arpenter un terrain, en évitant la bouse de vache, le temps d'imaginer un chemin, une maison, un muret de pierre. Et une vue. Sauf qu'il n'y a pas de vue sans vision. Et lui ne se voit pas, ne s'imagine pas, ne rêve pas. Et je ne le ferais pas pour deux.
Aujourd'hui, pluie et première neige. Je suis contente du repas très équilibré que je nous ai préparé à midi, avec un des fils. Ce soir encore, au lieu d'aller au restaurant, j'ai préparé un repas pour quatre puisqu'une soeur et son mari sont passés à la maison.
Je rumine. Sur ce qui me reste à faire, avec ou sans équipier. En découvrant sur cyberpresse les casse-tête, en plus des mots croisés et des sudokus, je perd du temps avec application.
Je commence à fatiguer de ne pas tout écrire ici. D'abord par lassitude, puisque que dire veut aussi dire expliquer, justifier, même pour ma propre cohérence. Ensuite par confidentialité, puisque les acteurs principaux sont d'autres personnes, alors que je ne suis qu'un reflet de miroir. Sans tain, par ailleurs. Position inconfortable. J'attends le dénouement, le choc, les ricochets, si tout cela est possible. J'essaie surtout de ne pas laisser se former des boules de stress que mon corps oppose, sous ce calme apparent.
J'attends aussi la vaccination de la grippe A. Pas vous?
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