09 octobre 2009
Ciseler ma vie

Depuis hier, de petites avancées imperceptibles mais possibles seulement parce que je décante et je prend le temps. Dans la vie d'aujourd'hui, tout est devenue complexe mais en même temps si simple, si nous pouvons nous permettre de décanter et procéder méthodiquement. On disait, «Qui trop embrasse mal étreint», n'est-ce-pas? Il s'agit de distinguer réellement ce qui nous tient à coeur de ce qui est machinal et passager.

Enfin, je demande de l'aide pour mettre de l'ordre et de la fonctionnalité à ce journal en ligne. Chaque jour, je lis des magazines pour ne garder que les articles et non tous les magazines, avec leur lots de publicités et articles d'intérêts temporels. Je trie aussi systématiquement pour garder ou ne pas garder des objets de valeur réelle ou sentimentale, parfois ni l'une ni l'autre. Des fois, leur possession est devenue routine sur laquelle l'on ne remet plus en question depuis des mois, des années. Je calcule que si je continue ainsi, un peu à la fois mais tout le temps, je finirai un jour par être légère sans avoir vraiment sabré de grands coups autour de moi. Vous me voyez venir, je procède de la même façon avec les personnes et les intérêts divers.

Hier soir, «Beaucoup de bruits pour rien» au Théâtre du Nouveau Monde. Très divertissant. Décor ingénieux. Un Shakespeare qui n'a rien à envier à Molière.

Aujourd'hui, pluie d'automne. Nième visite au bureau des postes, celui qui gère les routes de facteurs. Dédale administrative compliquée où il faut payer leurs services à un endroit, services rendus à un autre. Ce dernier ouvre et ferme à des heures tout à fait impossibles. Il en résulte que pour envoyer des cartons publicitaires, il faut que j'aille à deux différents bureaux, chaque bureau deux fois. Sans compter les fois où je me bute à des guichets clos à 11h moins une, pour réouvrir à 12h plus une, avant de fermer pour la journée à ... 13h30.

Faut-il que je me retiens de pester contre les employés des postes aux gestes ralentis, au parler creux, à l'air de ne pas savoir ce qu'ils font. De l'art consommé de faire peu en prenant le plus de temps possible. La tortue postale n'est pas que légendaire mais aussi actuelle: la semaine dernière, j'ai reçu une lettre de Vancouver estampillée trois semaines avant. À qui la faute? Je vois défiler devant mes yeux toutes ces têtes d'employés au ralenti ...

Deuxième rencontre avec une amie-joaillière cet après-midi. Déjà hier, je lui ai montrée une pierre précieuse que j'ai depuis très longtemps. Aujourd'hui, nous avançons le projet de me faire un bijou. Elle prendra le temps qu'elle voudra, je ne suis pas pressée.

Les dossiers avancent très bien, sans mon concours. Fifille et son fiancé ont finalisé à distance, puisqu'ils sont en France, l'achat de leur maison en Abitibi. Là aussi, je suis bien en marge et heureuse de l'être.

«Les filles du botaniste», très beau film de Dai Sijie, production franco-quebecoise, tournée au Việt-Nam. Un de ces films que les écrans commerciaux ignorent, heureusement qu'on puisse les trouver autrement.

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