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Revenir en ville. Écrire une deuxième lettre manuscrite pour la copine de SanDiego, celle adressée à l'amie de Seattle attendait d'être postée au coin du secrétaire depuis trois jours. Voir sur Netflix «Rebecca», un film bien fait qui s'est déroulé exactement comme dans le roman du même nom de Daphné du Maurier, du temps de mes lectures de jeunesse.
Ranger tout mon bazar des sacs qui n'ont de cesse de transiter entre les deux maisons. Cette fois-ci le décalage du retour ne se fait pas sentir, les recettes et leurs ingrédients suivent, l'humeur est égale, la routine entre les deux maisons se noue et se dénoue comme un enchainement de gestes bien appris. Très domestiques et rassurants.
La semaine prochaine s'annonce froide et floue encore. Lui n'a pas encore décidé quand il louera une remorque fermée pour transporter le grand faux-cyprès qui est trop grand et trop large pour voyager dans ma voiture. Encore faut-il le protéger de l'hiver, lui qui ne peut entrer dans l'abri avec les autres non plus.
J'ai emprunté le titre de l'entrée du jour à Réjean Ducharme, cet écrivain québécois qui a publié ce titre en 1973. En cherchant la date de cette parution, je suis tombée sur l'article du 7 octobre de la critique littéraire du journal La Presse, Chantale Guy, titré L'hiver de force aussi.
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