19 octobre 2020
J'y suis presque

Hier, j'ai écrit l'idéogramme de yi qui «désigne ce qui vient de la profondeur d'un être, l'élan, le désir, l'intention, l'inclination» selon François Cheng avec un feutre d'artiste à encre de Chine. Il faut que je retrouve ma bouteille d'encre pour utiliser mes pinceaux. Grande envie de pratiquer mes traits de base longuement au pinceau.

L'eau chaude est revenue dans la cuisine. Nous sommes toujours à la campagne, le rénovateur a posé les tuiles de céramique manquantes, je pense bien voir les «nouvelles» armoires installées avant la fin de la semaine. Lui a finalisé l'abri hivernal qui abritera les deux pruches, le mélèze de la Côte nord, le if en radeau, le rosier, ainsi que le gros Chamaecyparis que je compte aller chercher cette semaine.

Aujourd'hui je me suis sentie comme sur le point de pouvoir passer à autre chose c'est-à-dire libre de mes affaires domestiques et autres, temps et esprit libres, pour lire ou écrire ou calligraphier. L'ambiance de la maison est sereine et lumineuse et j'y suis presque mais Lui commence à vouloir partir, même avant le lunch plutôt qu'après. Bon, je prépare mes sacs et partons! C'est le prix que je paie pour ne pas conduire moi-même et devoir dormir seule parfois. Peut-être qu'un jour pas trop lointain, je serai si absorbée par ce que je suis entrain de faire, lire ou écrire ou calligraphier que je lui dirai, oui, pars mais moi je reste pour lire ou écrire ou calligraphier.

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