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C'était hier que je suis allée à cette banlieue cossue pour prendre possession de ces trois arbres. Un olivier, un orme et un pin sylvestre. J'ai toujours voulu avoir un olivier. L'orme est illustre par sa taille et le pin impeccable. J'ai mesuré l'attachement du propriétaire par le soin qu'il a installé l'orme dans ma voiture. En refermant la portière il me disait: «Prenez bien soin de mes enfants!» Venant d'un grand bonhomme, ce n'est pas une blague qui n'a aucun rapport avec le chèque que je lui ai mis entre les mains!
Je suis venue les installer à la campagne, non pas avec ses semblables encore mais sur la terrasse, après avoir pris des photos. Temps brumeux et pluvieux. Sur la route, réflexions et émotions. J'étais là maintenant, avec gratitude et plaisir. J'ai passé l'après-midi seule dans la maison. Dehors, orage et pluie. À l'intérieur, je réfléchis au projet de jardin japonais. Non pas que japonais mais jardin sec et/ou jardin de thé en plus du jardin de bonsaïs. J'imagine le parcours des pas japonais. Est-ce que j'ose ajouter un petit étang? Ne pas trop en faire, c'est le secret. Mais quand même bosquets et plantation pour délimiter les différents jardins.
Visite à ma mère et travail sur les bonsaïs chez le mentor aujourd'hui. Mais ce dernier n'ira pas à ma campagne demain, sa voiture est au garage et sa femme vient d'avoir une petite intervention au pied. J'ai fait le ménage dans ses beaux spécimens de genévriers qui ne sont toujours pas revenus de deux ans d'une maladie mystérieuse, malgré les traitements de fongicide. Heureusement, les miens ne sont pas hivernisés chez lui mais à St-Clin Clin de très loin.
Le mois se meurt mais avant, je vais marquer d'une certaine façon notre quarante-et-unième anniversaire de mariage. J'y reviendrai.
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