04 juillet 2020
Les deux faces d'une même vie

Une affaire délicate nous a préoccupé pendant une soirée. La tension est descendue mais l'histoire demeure, avec ou sans suite. Nous ne sommes pas concernés personnellement mais quand même nous sommes une pièce centrale à l'histoire nous mettant dans une position délicate.

Hier, l'été s'égrène toujours avec nos petites-filles. Une petite sortie à la papeterie du village s'avérait coûteuse. Loin d'être une sorte de papeterie de dépannage de village, c'est une vraie papeterie regorgeant de tous ces items affriolants et luxueux auxquels les petites-filles ne peuvent résister. Sur le chemin du retour, incidemment, la plus vieille demandait si St-Sauveur est une ville ou un village. Grand-papa répondait que c'était un village devenu une ville mais que c'est plus sympathique village que ville. Je n'ai rien dit, la jolie et coquette facture de la papeterie encore en travers de la gorge.

Retour en ville la veille au soir. Aujourd'hui, grand rassemblement pour la distribution des substrats commandés en ligne à l'avance puis, après-midi chez une copine qui réunit la petite bande dans sa cour, chacun apportant sa chaise, son verre et un plat. À la bonne franquette dit-on. Par cette chaleur, on verra bien si l'après-midi s'étirera ou pas.

Ce n'est pas habituel de faire un bonsaï d'un chêne à cause des grosses feuilles mais il me plaît d'avoir un chêne dans ma collection

Nous sommes donc revenus de la ville. En vingt-quatre heures, quelques avancées: oui, l'appartement en ville est toujours chez nous. Comme remarquait judicieusement ma petite-fille, la maison secondaire est devenue principale, voilà tout.

Après près de quatre mois, je suis retournée à l'épicerie orientale surtout pour deux bouteilles de sauce soya de la marque habituelle. Pourquoi deux? Évidemment c'est pour mes deux chez moi. Mais encore, Lui disait aujourd'hui même qu'il nous manque quelques petites sauces ici et là. Ce que je ne comprend pas.

Après-midi sage dans la cour chez la copine. Manger, boire, converser. Sous l'ombre d'un grand arbre, nous étions bien. Langueur et digestion. Nous ne nous sommes levés que pour partir souper à un restaurant grec réouvert depuis peu. Savoureux repas. Dans la pénombre, je viens d'arroser les arbres.

En ville, nous avons toujours quelque chose à faire certes, mais j'en reviens toujours épuisée. Cette fois-ci, je sens que cela ne m'amuse plus. Est-ce la compagnie ou l'effet pervers de la distanciation? Sans embrassade je peux comprendre mais sans être au contact les uns les autres en se permettant d'entrer dans la zone de confort mutuelle, il y a là une tiédeur qui déteint sur l'ambiance. Tout aussi bien être seul chez soi au lieu d'échanges informationnelles qui se font par ailleurs très bien par courriels, du moment qu'on maîtrise la langue écrite tant soit peu.

Hier soir, pour rentrer en ville, la lune nous accompagnait. Ce soir, au retour, nous courrons après le coucher du soleil. Quel spectacle!

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