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Ces jours-ci, c'est la perspective de déménager à la maison de campagne qui me tient.
En vidant quelques tiroirs de mon bureau devenu chambre de ma mère, tiroirs qui sont devenus terrain de divertissement de cette dernière, j'ai commencé à séparer ce que je vais ranger ailleurs provisoirement de ce que je vais amener avec moi. Occasion de revisiter des oubliés et d'élaguer encore certains. Pourtant j'avais refait ces tiroirs il y a peu de temps, cherchant d'autres lieux pour ranger plus de livres.
Ma chambre est l'entrepôt de transit. Lui ne dit rien, la précarité de la situation s'assujettissant à l'instabilité ambiante. Nous parlons de l'été, de petits projets d'escapade. Est-ce que nous y croyons vraiment?
Ce matin, j'ai sorti le carton à chapeau. J'ai retrouvé un feutre de Tilley's neuf jamais porté encore. Et cette perruque achetée à Lyon qui m'allait très bien. Ces objets ne sont-ils pas des promesses d'automne, pour que la vie continue, pas tout à fait comme avant mais autrement?
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