05 Avril 2020
De la piété filiale

Depuis hier, ma mère est chez nous. Tout va bien. Après une demie-journée de stress lié aux mesures sanitaires, il faut bien composer avec les manies et habitudes d'une vieille dame de 92 ans. Qui, plus est, oublie tout de suite ce qu'on lui dit.

J'ai tout ce qui me faut au frigo et congélo pour une semaine, quand même, ma plus jeune soeur nous ravitaille. Aujourd'hui déjà, après vingt-quatre heures, nous avons notre routine. Sauf que j'ai moins l'esprit à déambuler en recherches tout azimuts sur le net.

J'avais ressorti mon tricot inachevé depuis plus de 10 ans et mes leçons de chinois échelonnées sur plus de 20 ans pour réviser. J'hésitais devant le choix d'entreprendre l'un ou l'autre de ces travaux. L'arrivée de ma mère a coupé court à toute tergiversation. Ni l'un ni l'autre donc.

Prendre sa mère chez soi, pandémie ou pas, cela va de soi traditionnellement. On appelle cela de la piété filiale, valeur oubliée. Mais dans ce nouveau monde, on dit que j'ai grand coeur. Je répondrais que cela n'a rien à voir avec le coeur mais tout à voir avec le sens aigu du devoir que j'ai toujours eu, parfois trop. Cette fois-ci il est élémentaire. Heureusement, Lui est bien d'accord, après une période d'inquiétude sur la lourde charge pour moi.

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